08/25/2026
Cette semaine, notre organisation sera amputée d'une personne très importante. Notre chef dédié aux ateliers de dégustation, Ruben Henriques Sebastiao, avec nous depuis plus de 30 mois, se voit révoquer son permis de travail à la suite d'un traitement bancal de sa demande d'EIMT…
Une personne à l'Immigration, ou encore un employé de bureau de la firme que nous avions engagée, a commis une erreur en transcrivant son courriel, rendant les communications impossibles pendant des mois, jusqu'à ce qu'on nous avise que les délais de traitement étaient dépassés… Simple et stupide comme ça.
À qui la faute? Peu importe, les recours sont tellement alambiqués qu'ils en deviennent circulaires…
À qui la faute? Peu importe, les intervenants ne sont plus redevables de leurs actions…
À qui la faute? Peu importe, le système se nourrit de lui-même et érige ses propres murailles de protection…
Pour qui, les conséquences? Pour tous les citoyens qui se voient privés d'un migrant francophone, amoureux du Québec, dans la force de l'âge, et parfaitement heureux d'y vivre en payant des impôts.
À quel moment nos élus feront-ils le lien entre moins de migrants, moins de naissances, moins d'arrivants des autres provinces et moins de services en général?
Nous ne sommes qu’un restaurant, qu’une entreprise parmi tant d’autres. Un maillon social inaudible dans une chaîne qui se fragilise et qui perd de sa résistance, de sa résilience...
Et alors que la machine gagne en inefficience, nous perdons des travailleurs, des citoyens et tranquillement nos perspectives…
Alors aujourd’hui on vous pose la question : encore combien de maillons avant que la chaîne ne cède?