Société d’Émulation du Bourbonnais

Société d’Émulation du Bourbonnais Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Société d’Émulation du Bourbonnais, 93, Rue de Paris, Moulins.

1900 : Salomon Lwoff et la colonie familiale d’Ainay le Château « Il y a toujours l'inconnu, et l'inconnu est effrayant....
11/09/2026

1900 : Salomon Lwoff et la colonie familiale d’Ainay le Château

« Il y a toujours l'inconnu, et l'inconnu est effrayant. Les gens chez qui je suis ont l'air bons, aimables. L'idée de faire une colonie est noble, mais c'est toujours la même chose, vous avez la liberté de ne pas vous en aller. » Ainsi s’exprime l’un des premiers malades en placement familial à Ainay-le-Château en 1900. Ce témoignage est cité par Salomon Lwoff, dans son rapport au directeur de l’Assistance publique de la Seine.

Initié à Dun-sur-Auron en 1892, le placement familial consiste à héberger un patient souffrant de troubles psychiques au sein d'une famille d'accueil agréée et encadrée par un établissement de santé. Ses promoteurs veulent répondre à des préoccupations humanistes en limitant l’enfermement des malades, mais aussi économiques afin de faire face au surpeuplement des asiles parisiens.

Ainay est depuis 1898 une antenne de la colonie de Dun-sur-Auron, mais devient autonome avec la nomination de Salomon Lwoff, le 1er juin 1900. Si de nos jours, la maison médicale de la commune porte le nom d’André Lwoff, prix Nobel de médecine né à Ainay le Château, c’est bien son père, Salomon, qui par son action a bouleversé le visage de la petite cité.

À son arrivée, il découvre un village touché par une épidémie de typhoïde. À partir du puits contaminé de l’auberge, la fièvre se répand dans le bourg : « La population était littéralement atterrée, et une intervention énergique devenait nécessaire, autant pour essayer d'enrayer la marche de la maladie que pour calmer les esprits de la population. » Lwoff appuie et conseille le maire pour édicter les mesures de prophylaxie. C’est également lui qui va organiser l’accueil des malades mentaux dans les familles et proposer l’installation du siège de la colonie dans les bâtiments désaffectés de l’ancienne porcelainerie. Il se fait aussi l’avocat de ce mode d’accueil des malades. Dès 1900, à son initiative, des médecins d’Écosse, de Finlande et de Moscou viennent étudier l’expérience d’Ainay.

Salomon Lwoff est né en 1859 à Krementchouk, en Ukraine, dont la communauté juive à laquelle appartenait sa famille représentait la moitié de la population. Critique à l’encontre de l’autoritarisme du régime tsariste, il s’expatrie en France où il est reçu au concours d’interne des asiles de la Seine en 1886. Il obtient la nationalité française en 1891, et devient médecin militaire dans la réserve, tout en poursuivant sa carrière de médecin « aliéniste ». Alors que la France est secouée par l’affaire Dreyfus, il est l’objet comme tant d’autres de la vindicte de la presse antisémite tel le journal « l’Antijuif » du 18 décembre 1898 le citant parmi une liste de militaires « ennemis ».

Il vit à Ainay-le-Château avec Maria Yakovlevna Simonovich, avec laquelle il a deux enfants nés dans cette commune, dont le futur prix Nobel.

Le portrait de leur mère, peint par Valentin Serov, est visible au musée d’Orsay à Paris. Un autre, du pinceau du même artiste, intitulé « Jeune fille éclairée par le soleil. » est à la galerie Tretiakov à Moscou. Maria est née à Genève de parents russes. Sa mère, Adelaïde Semyonovna Bergman (1844-1933) est considérée par ses livres, articles et initiatives comme la pionnière de l’éducation préscolaire en Russie.

Maria Lwoff est elle aussi une artiste. Le musée d’Orsay conserve ainsi un relief en bronze qu’elle aurait sculpté en 1911 représentant ses enfants.

La famille Lwoff quitte Ainay le Château en 1904. La colonie familiale compte alors plus de 400 malades accueillis par près de 200 « nourriciers » et des antennes à Valigny, Saint-Bonnet, Isle et Bardais, et Braize.

Salomon Lwoff poursuit sa carrière dans les asiles de l’assistance publique parisienne et prend sa retraite en 1924. Le couple vit alors à Saint-Maur. C’est là que l’histoire russe revient frapper à leur porte en la personne de Trotsky qui se réfugie quelques temps en France en 1933-1934. La compagne de Trotsky, Natalia Ivanovna Sedova aurait été hébergée secrètement chez le couple Lwoff à Saint-Maur.

Salomon Lwoff est décédé à Saint-Maur le 9 août 1939. Dans l’Allier, sa disparition ne donna lieu à aucun écho dans la presse locale. C’est le prix Nobel décerné à son fils en 1965 qui rappela que la famille Lwoff avait vécu et agit à Ainay-le-Château …

Jean-Luc Galland

Images :
- Portrait de Maria Lwoff par Valentin Serov (Musée d’Orsay)
- La famille Lwoff à Ainay (extrait de la plaquette du centenaire du CHS)

Sources :
Archives départementales de l’Allier et de Paris (état civil et recensements)
Contributions du docteur Lwoff aux rapports du directeur de l’assistance publique au préfet de la Seine sur le service des aliénés. Années 1900 à 1904. Procès-verbaux de la commission de surveillance des asiles publics (BNF-Gallica)
Georges Saouter « Mme Trotsky à Saint Maur » Le Vieux Saint Maur 1989
Henry de Laguerenne : Ainay-le-Château en Bourbonnais : Histoire de la ville et de la châtellenie des origines à nos jours

La Société d’Émulation du Bourbonnais distinguée par les États-UnisLa Société d’Émulation du Bourbonnais vient de recevo...
27/08/2026

La Société d’Émulation du Bourbonnais distinguée par les États-Unis

La Société d’Émulation du Bourbonnais vient de recevoir une reconnaissance exceptionnelle : le label officiel « Freedom 250 », décerné par l’Ambassade des États-Unis en France.

Cette distinction s’inscrit dans le cadre des célébrations du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine (1776-2026). Dans un courrier adressé à Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d’Émulation du Bourbonnais, le Service de diplomatie publique de l’Ambassade américaine souligne la qualité des événements organisés et indique souhaiter les intégrer au calendrier des manifestations commémoratives de cette année anniversaire.

Cette reconnaissance est le fruit d’une démarche engagée en amont par Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d’Émulation du Bourbonnais. Soucieux d’inscrire les manifestations bourbonnaises dans le cadre officiel des commémorations américaines, il avait présenté auprès de l’Ambassade des États-Unis en France, représentant le président américain, les différents événements organisés autour du programme « Bourbonnais aux Amériques ».

Cette initiative a permis de faire connaître outre-Atlantique le travail mené pour valoriser l’histoire des Bourbonnais engagés dans l’aventure américaine.

« Cette reconnaissance américaine constitue un grand honneur pour la Société d’Émulation du Bourbonnais. Elle montre que notre histoire bourbonnaise peut trouver un écho international lorsqu’elle met en lumière des personnalités qui ont participé aux grands événements de l’Histoire », explique Sébastien Joly de La Vernelle.

À titre d’exemple, la conférence « Un Bourbonnais engagé pour l’indépendance des États-Unis : le chevalier du Buysson », organisée le 4 juillet dernier, le jour même de la fête nationale américaine, à l’Hôtel d’Orvilliers de Moulins, a permis au public de découvrir le parcours méconnu de Charles-François du Buysson des Aix, officier bourbonnais engagé aux côtés des insurgés américains durant la guerre d’Indépendance.

Animée par François Devoucoux Du Buysson, descendant du chevalier, haut fonctionnaire au ministère des Armées et membre du comité de pilotage du programme « Bourbonnais aux Amériques », la rencontre a retracé l’itinéraire exceptionnel de cet officier qui rejoignit le marquis de Lafayette avant d’être affecté à l’état-major du général George Washington.

« Le chevalier du Buysson n’était pas seulement un militaire. Ses écrits constituent un témoignage précieux sur l’Amérique en construction et sur les idéaux qui animaient les insurgés américains. À travers son parcours, c’est toute une histoire commune entre la France et les États-Unis que nous redécouvrons », rappelle François Devoucoux du Buysson.

Sébastien Joly de La Vernelle ajoute que « le chevalier du Buysson incarne parfaitement ces Bourbonnais qui, au-delà de leur terre natale, ont contribué à écrire l’histoire du monde ».

Avec cette labellisation « Freedom 250 », la Société d’Émulation du Bourbonnais voit ainsi reconnue son action de valorisation du patrimoine et de transmission d’une mémoire partagée entre les deux nations.

Légende photo : Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d'Émulation du Bourbonnais, désormais labellisée « Freedom 250 » par l'Ambassade des États-Unis, et François Devoucoux du Buysson à l'Hôtel d'Orvilliers de Moulins, lors de la conférence consacrée au chevalier du Buysson.

Ministère de la Culture I Région Auvergne-Rhône-Alpes I Département de l’Allier I Ville de Moulins

🏰 Une conférence exceptionnelle au cœur du château de LapalisseLa Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-v...
27/08/2026

🏰 Une conférence exceptionnelle au cœur du château de Lapalisse

La Société d’Émulation du Bourbonnais vous donne rendez-vous le samedi 5 septembre, à 15h, pour une conférence exceptionnelle délocalisée au château de Lapalisse, en présence du propriétaire et des membres de sa famille.

🎓 « La Maison de Chabannes, ancrage territorial et stratégies familiales à l’aube de la Renaissance (v. 1450-v. 1550) », par Coline Mounin.

Dès la fin du Moyen Âge, la maison de Chabannes connaît une remarquable expansion territoriale, fondée sur les dons, les acquisitions et les alliances matrimoniales. Issue du Limousin, elle s’implante durablement dans le Bourbonnais à partir de 1430 et fait de la seigneurie et du château de La Palice le cœur de son pouvoir lignager.

Cette conférence permettra de mieux comprendre les stratégies familiales, les mécanismes de transmission et l’ancrage territorial qui ont contribué à construire et à consolider l’identité nobiliaire de cette grande maison.

Coline Mounin est diplômée d’une licence d’histoire à l’Université Clermont Auvergne et d’un Master Cultures et Patrimoines de la Renaissance au Centre d’Études supérieures de la Renaissance (CESR) à Tours.

📍 Château de Lapalisse
📅 Samedi 5 septembre
🕒 15h00

⚠️ RÉSERVATION INDISPENSABLE

L’entrée est gratuite, mais le nombre de places est limité.

Pour réserver, merci d’adresser un courriel à

[email protected]

en précisant :

prénom(s), nom(s), numéro de téléphone et adresse électronique des participants.

🌐 Plus d’informations :
https://www.societedemulationdubourbonnais.com/

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Ministère de la Culture I Région Auvergne-Rhône-Alpes I Département de l’Allier I Chateau de Lapalisse

🏰 Le Château du Parc ouvre ses portes à l'histoire et aux passionnésÀ l'occasion de l'ouverture exceptionnelle du Châtea...
25/07/2026

🏰 Le Château du Parc ouvre ses portes à l'histoire et aux passionnés

À l'occasion de l'ouverture exceptionnelle du Château du Parc de Saint-Gérand-de-Vaux, la Société d’Émulation du Bourbonnais et Défense du Patrimoine Est-Allier ont choisi de mutualiser leurs stands afin de faire découvrir au public leurs actions en faveur de la connaissance, de la préservation et de la transmission du patrimoine bourbonnais.

Nous sommes heureux d'avoir pu échanger avec de nombreux visiteurs dans le cadre remarquable de cette demeure, profondément remaniée au début du XVIIᵉ siècle par la famille de La Guiche. Le château est aujourd'hui l'un des plus beaux ensembles patrimoniaux du Bourbonnais, classé au titre des Monuments historiques, avec ses remarquables décors intérieurs, son parc et ses célèbres jardins.

Notre photographie a été prise devant l'une des monumentales cheminées de la grande salle, chef-d'œuvre de la Renaissance bourbonnaise. Richement sculptée, elle figure parmi les éléments les plus remarquables du décor intérieur du château et témoigne du prestige de ses anciens propriétaires.

Ce lieu est également associé à l'une des plus célèbres histoires du Bourbonnais : l'affaire du "véritable Saint-Géran". Au XVIIᵉ siècle, le jeune héritier Bernard de La Guiche fut enlevé afin de le priver de son héritage. Après de longues années de procédures, il retrouva finalement son identité et ses droits. Cette incroyable affaire judiciaire inspira plus t**d Alexandre Dumas pour son célèbre roman Le Vicomte de Bragelonne, à travers l'épisode du Masque de fer.

Nous adressons nos plus sincères remerciements à M. Igor Montoussé du Lyon, propriétaire du Château du Parc, pour son accueil particulièrement chaleureux et pour son engagement en faveur de la sauvegarde et de l'ouverture au public de ce patrimoine exceptionnel.

Nos remerciements vont également à Jean-Emmanuel Finat, responsable de l'Association des Amis du Château de Saint-Gérand, ainsi qu'à l'ensemble des bénévoles qui œuvrent avec passion pour faire vivre ce lieu chargé d'histoire.

Enfin, un immense merci aux bénévoles de la Société d'Émulation du Bourbonnais et de Défense du Patrimoine Est-Allier, dont l'engagement permet de transmettre chaque jour la mémoire et le patrimoine de notre Bourbonnais.

Parce que le patrimoine ne vit que lorsqu'il est partagé...



Ministère de la Culture Saint Gérand de Vaux Département de l’Allier Région Auvergne-Rhône-Alpes

Un train entre Bourbonnais et Bourgogne…Habitants et élus manifestent en 2026 leurs craintes quant à l’avenir de la dess...
06/07/2026

Un train entre Bourbonnais et Bourgogne…

Habitants et élus manifestent en 2026 leurs craintes quant à l’avenir de la desserte ferroviaire entre Moulins et la Bourgogne par Dompierre-sur- Besbre au vu du mauvais état de la voie ferrée. Occasion d’un bref retour sur l’histoire de cette ligne.

Avant même que le premier train venant de Paris, le 9 mai 1853, n’arrive à Moulins, le conseil municipal installe une commission chargée d’étudier la pertinence d’une ligne vers la Bourgogne. Dès décembre 1852, celle-ci diffuse un texte vantant l’intérêt d’une ligne Moulins-Chagny qui placerait l’Allier au centre des liaisons est-ouest. Le tracé proposé passe par la rive gauche de la Loire entre Dompierre et Digoin, le fleuve étant franchi à hauteur de cette ville.

Le 19 juin 1857, l’État adopte un tracé par la rive droite, avec traversée de la Loire entre Diou et Gilly-sur-Loire. La compagnie PLM t**de à réaliser l’opération. La section Chagny-Digoin n’est ouverte que le 16 septembre 1867 et Moulins est atteint le 10 mai 1869. Mais, par souci d’économies, la ligne ne comporte qu’une seule voie avec toutefois des infrastructures prévues pour deux ultérieurement. Curieusement une mesure identique sera appliquée un siècle plus t**d pour réaliser l ‘aménagement routier « provisoire » d’une RCEA à 2 voies avant passage à une autoroute à 2x2 voies.

Moulins marque l’arrivée de cette nouvelle ligne en nommant, dès janvier 1869, « rue de Chagny » un des axes conduisant à la gare (actuelle rue Desboutin ).

La ligne, équipée d’une seconde voie entre 1884 et 1886, joue rapidement un rôle essentiel dans la vie locale. En reliant désormais facilement les emboucheurs charolais et les marchés aux bestiaux et les éleveurs bourbonnais, elle joue un rôle capital dans le développement de l’élevage charolais dans l’Allier. Par un recours aisé à la chaux, elle permet la révolution agricole de la Sologne bourbonnaise. Et enfin, elle met en relation les bassins houillers de l’Allier avec Le Creusot et les bassins industriels de l’est.

En 1880, il faut près d’une heure pour aller de Moulins à Dompierre par l’un des 4 omnibus quotidiens dans chaque sens, pour un tarif allant de 1,85 F en 3ème classe à 3,45F en 1ère (soit environ un salaire journalier moyen d’ouvrier).

La mise en service le 1er mars 1900 de la ligne Paray le Monial-Lyon va renforcer l’activité de cette ligne.

Itinéraire désormais le plus court pour le PLM, puis la SNCF, entre Paris et la vallée du Rhône, bien qu’exigeant par son profil montagneux, il est emprunté par des trains légers de marchandises en particulier de primeurs approvisionnant Paris, diffusant l’arôme du melon de Cavaillon lors du passage à pleine vitesse dans les gares bourbonnaises !

À compter du 1er juin 1921, circulent les trains reliant Bordeaux et Strasbourg et desservant Montluçon-Moulins-Gilly-sur-Loire, cette gare permettant de rejoindre la station thermale de Bourbon-Lancy par train, jusqu’en 1931, puis par autocar.

La mise en service de ce train résulte du schéma de créations de grandes liaisons transversales qu’impose en 1920 aux compagnies ferroviaires le ministre Yves Le Trocquer.

Circulent aussi pendant la saison d’été, un train reliant Vichy à Strasbourg et Metz et un autre de Lyon à Nantes et Le Croisic.

L’intérêt militaire de cette ligne est perçu dès la guerre de 1870, puis confirmé en 1914-1918. En 1940, l’Allemagne nazie l’utilise pour tracer la ligne de démarcation entre zone libre et occupée. De Moulins à Chalon- sur-Saône, la volonté allemande de contrôler cet axe ferroviaire explique que la démarcation soit juste au sud de la voie ferrée. Et comment ne pas rappeler le passage d’un ultime train de déportés vers Buchenwald par cette ligne, que des résistants voulurent bloquer en gare de Paray-le Monial le 22 août 1944. La présence en cette gare d’un un train blindé allemand, causa l’échec de leur tentative et le massacre de 29 résistants.

Après-guerre s’amorce le lent déclin de la ligne malgré la circulation pendant quelques années à partir de 1963 d’un express Paris-Lyon. L’électrification de l’axe Paris-Dijon-Lyon met fin aux trains de primeurs par le Bourbonnais. Les liaisons transversales « voyageurs » sont progressivement délaissées. Les autorails « Picasso » à la silhouette caractéristique assurent alors les dessertes locales.

En 1957-1958, afin d’éviter des travaux d’entretien, la SNCF enlève la seconde voie entre Gilly et Moulins, revenant à la situation d’avant 1884. Entre Gilly et Digoin subsiste une double voie qui depuis mai 2026 est transformée en « voie unique temporaire ».

L’avenir dira jusqu’à quand …

Jean-Luc Galland

Photos :
Collections Société d’Émulation du Bourbonnais. La reproduction de ces images est soumise à autorisation de la SEB.
Autorail X3800 Picasso -archives SNCF
Sources :
Rapport Lerouge -chemin de fer de Moulins à Chagny 1852 (archives SEB)
Indicateurs Chaix 1870, 1913, 1922, 1933, 1956 (archives SEB)
Presse (BNF-Gallica et archives SEB).
Conseil municipal de Moulins (AM Moulins)

Un Bourbonnais auprès de George Washington-À l'occasion de la fête nationale des États-Unis, célébrée chaque 4 juillet, ...
05/07/2026

Un Bourbonnais auprès de George Washington
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À l'occasion de la fête nationale des États-Unis, célébrée chaque 4 juillet, la Société d'Émulation du Bourbonnais, en partenariat avec Allier Bourbonnais Attractivité, a proposé, samedi 4 juillet à l'Hôtel d'Orvilliers de Moulins, une conférence consacrée à une figure bourbonnaise largement méconnue : le chevalier Charles-François du Buysson des Aix, officier de l'armée continentale américaine et compagnon de Lafayette durant la guerre d'Indépendance.
Organisée en cette date hautement symbolique, correspondant au 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis (1776-2026), cette conférence a rencontré un vif succès. Le public, nombreux, a salué la qualité de l'intervention et la richesse des échanges qui ont suivi.

Une conférence portée par un descendant du chevalier

Animée par François Devoucoux du Buysson, haut fonctionnaire au ministère des Armées, ancien élève de l'École d'administration, membre du comité de pilotage du programme « Bourbonnais aux Amériques » et descendant du chevalier du Buysson, la conférence a permis de redonner vie à l'un des Bourbonnais ayant participé à l'un des plus grands événements de l'histoire mondiale.
À travers de nombreux documents d'époque, cartes, portraits et archives familiales, le conférencier a retracé le parcours exceptionnel de Charles-François du Buysson des Aix, jeune officier bourbonnais qui rejoignit les insurgés américains aux côtés du marquis de Lafayette.
Affecté à l'état-major du général George Washington, futur premier président des États-Unis, il participa pendant près de quatre années aux campagnes militaires qui conduisirent à la victoire des Treize Colonies contre la Couronne britannique.
Au-delà de l'engagement militaire, François Devoucoux du Buysson s'est attaché à faire découvrir le regard porté par son ancêtre sur l'Amérique naissante, grâce aux récits qu'il a laissés et qui constituent aujourd'hui un témoignage particulièrement précieux sur cette période fondatrice : « Le chevalier du Buysson n'était pas seulement un soldat. C'était aussi un observateur attentif de la société américaine en pleine construction. Ses écrits nous permettent aujourd'hui de mieux comprendre la réalité quotidienne de cette guerre d'indépendance et les idéaux qui animaient les insurgés américains », a expliqué le conférencier.

Une figure bourbonnaise longtemps oubliée

En ouvrant la conférence, Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d'Émulation du Bourbonnais, a rappelé tout le sens de cette manifestation organisée précisément le 4 juillet : « Il nous semblait particulièrement symbolique de célébrer cette grande page de l'histoire américaine en mettant à l'honneur l'un des nôtres. Le chevalier du Buysson incarne parfaitement ces Bourbonnais qui, parfois loin de leur terre natale, ont contribué à écrire l'histoire du monde. Notre rôle est précisément de faire redécouvrir ces destins exceptionnels qui témoignent du rayonnement de notre province bien au-delà de ses frontières. »
Le président a également souligné l'importance du partenariat engagé autour du programme « Bourbonnais aux Amériques », destiné à mieux faire connaître les nombreux liens historiques unissant le Bourbonnais au continent américain : « Cette conférence s'inscrit pleinement dans notre volonté de valoriser les grandes figures bourbonnaises et de rappeler que notre territoire possède une histoire d'une richesse exceptionnelle. Le succès rencontré aujourd'hui montre combien le public est attaché à la découverte de ces personnages souvent méconnus mais pourtant essentiels à notre mémoire collective. »

Un public conquis

Durant près d'une heure, les participants ont suivi avec beaucoup d'intérêt cette plongée dans la guerre d'Indépendance américaine, illustrée par un riche diaporama mêlant cartes anciennes, documents militaires, correspondances et iconographie du XVIIIᵉ siècle.
La conférence s'est prolongée par des échanges avec le public, particulièrement curieux d'en apprendre davantage sur le parcours du chevalier du Buysson, ses liens avec Lafayette, George Washington et les autres officiers français engagés auprès des insurgés américains.

Une belle illustration du rayonnement du Bourbonnais

Par cette conférence, la Société d'Émulation du Bourbonnais poursuit sa mission de valorisation de l'histoire régionale et de diffusion des connaissances auprès du grand public.
En choisissant de célébrer le 4 juillet, date anniversaire de l'indépendance des États-Unis, à travers le destin d'un officier bourbonnais engagé aux côtés de George Washington, la société savante a offert au public une approche originale d'un événement majeur de l'histoire universelle, tout en rappelant la contribution souvent méconnue des Bourbonnais à cette aventure fondatrice.
Cette conférence s'inscrit dans le programme des manifestations organisées autour du 250ᵉ anniversaire de l'indépendance américaine, qui met en lumière les liens historiques étroits unissant depuis plus de deux siècles le Bourbonnais et les États-Unis.

Illustration :

- Sébastien Joly de La Vernelle, président de la Société d’Emulation du Bourbonnais et François Devoucoux du Buysson ici, en l’hôtel d’Orvilliers, à Moulins.

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Département de l’Allier Ministère de la Culture Région Auvergne-Rhône-Alpes Ville de Moulins

Aux côtés de George Washington : le chevalier du Buysson -À l'occasion de la fête nationale américaine du 4 juillet, la ...
26/06/2026

Aux côtés de George Washington : le chevalier du Buysson
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À l'occasion de la fête nationale américaine du 4 juillet, la Société d'Émulation du Bourbonnais, en partenariat avec Allier Bourbonnais Attractivité, propose une conférence inédite consacrée à une figure bourbonnaise largement oubliée de l'histoire : le chevalier Charles-François du Buysson des Aix, compagnon de Lafayette et officier de l'armée continentale des États-Unis durant la guerre d'Indépendance américaine.
Intitulée« Un Bourbonnais engagé pour l'indépendance des États-Unis : le chevalier du Buysson », cette conférence sera animée par François Devoucoux du Buysson, haut fonctionnaire au ministère des Armées, ancien élève de l'École d'administration, membre du comité de pilotage du programme « Bourbonnais aux Amériques » et descendant du célèbre officier bourbonnais.
Le rendez-vous est fixé le samedi 4 juillet à 17 heures, à l'Hôtel d'Orvilliers, à Moulins.
L'entrée est gratuite, dans la limite des places disponibles.

Un destin bourbonnais au cœur de la naissance des États-Unis
Originaire du Bourbonnais, le chevalier Charles-François du Buysson des Aix fait partie de ces jeunes officiers français qui, à l'image de Lafayette, traversèrent l'Atlantique pour soutenir les Treize Colonies insurgées contre la Couronne britannique.
Engagé au sein de l'armée continentale, il est affecté à l'état-major du général George Washington, futur premier président des États-Unis. Pendant près de quatre années, il parcourt les territoires américains en guerre, découvre une société en pleine construction et laisse de précieux récits qui témoignent de son expérience.
La conférence reviendra sur ce parcours exceptionnel, mais aussi sur le regard qu'un Bourbonnais du XVIIIᵉ siècle porta sur l'Amérique naissante. « Le chevalier du Buysson est un personnage passionnant, dont le parcours illustre les liens anciens qui unissent le Bourbonnais à l'histoire des États-Unis. À travers son engagement militaire, mais aussi grâce aux récits qu'il a laissés, il offre un témoignage rare sur la naissance de la jeune nation américaine », explique François Devoucoux du Buysson.

Mettre en lumière les grandes figures bourbonnaises
Pour Sébastien Joly, président de la Société d'Émulation du Bourbonnais, cette conférence s'inscrit pleinement dans la mission de valorisation du patrimoine historique régional : « Notre société savante a vocation à faire connaître les femmes et les hommes du Bourbonnais qui ont marqué l'histoire, parfois bien au-delà de notre territoire. Le chevalier du Buysson fait partie de ces personnalités remarquables dont le destin mérite d'être redécouvert. À travers cette conférence, nous souhaitons permettre au public de mieux comprendre l'implication des Bourbonnais dans un événement majeur de l'histoire mondiale : l'indépendance des États-Unis. »
Le président souligne également l'importance du partenariat engagé autour du programme « Bourbonnais aux Amériques », qui vise à faire connaître les nombreuses relations historiques entre le Bourbonnais et le continent américain.

Une conférence illustrée et ouverte aux échanges
Illustrée par un diaporama composé de documents et d'iconographies d'époque, la conférence durera entre 45 minutes et une heure avant de laisser une large place aux questions du public.
L'intervenant proposera ainsi une immersion dans les campagnes militaires de la guerre d'Indépendance, mais également dans le quotidien des Treize Colonies à la fin du XVIIIᵉ siècle, vu par un officier bourbonnais. « Au-delà de l'aventure militaire, j'ai souhaité raconter l'expérience humaine du chevalier du Buysson. En parcourant l'Amérique insurgée, il découvre une société extrêmement diverse et en rapporte des observations particulièrement riches. Son regard permet aujourd'hui de mieux comprendre cette période fondatrice de l'histoire américaine. »

26/06/2026
🌞🚤 Les mystérieuses barques solaires de l’Allier : un voyage fascinant au cœur des croyances de l’âge du bronze 🚤🌞La Soc...
17/06/2026

🌞🚤 Les mystérieuses barques solaires de l’Allier : un voyage fascinant au cœur des croyances de l’âge du bronze 🚤🌞

La Société d’émulation du Bourbonnais a le plaisir de vous inviter à une conférence exceptionnelle au Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin de Ville de Moulins, le samedi 20 juin à 15h 🏛️.

🎤 Elle sera animée par l’écrivain, chercheur et conférencier Klaus Jöken, qui nous fera découvrir l’un des ensembles archéologiques les plus énigmatiques du Bourbonnais : les célèbres barques solaires aux oiseaux ✨.

🪶 Découverts au XIXe siècle près de Charroux et de La Ferté-Hauterive, ces objets uniques datant du IXe siècle avant notre ère continuent d’interroger les chercheurs. Véritables témoignages de l’imaginaire des sociétés de l’âge du bronze, ils semblent raconter, à travers leurs symboles, un récit du monde et des origines 🌍.

🌅 Soleil, oiseaux, embarcations sacrées… et si ces pendentifs étaient en réalité une forme de “bande dessinée préhistorique”, transmettant mythes et croyances fondamentales de nos ancêtres ?

🧭 Entre archéologie, symbolisme et interprétations fascinantes, cette conférence vous propose un véritable voyage dans le temps, au cœur des premières représentations du cosmos et de la pensée humaine.

🙏 Un grand merci aux chercheurs et à nos prédécesseurs de la Société d’émulation du Bourbonnais, grâce à qui ces trésors sont aujourd’hui conservés au Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin.

📍 Entrée libre / conférence ouverte à tous

📅 Samedi 20 juin
🕒 15h
📍 Musée Anne de Beaujeu / Maison Mantin – Ville de Moulins

✨ Une rencontre à ne pas manquer pour tous les passionnés d’histoire, d’archéologie… et de mystères du passé ✨

Plus d'infos : https://www.societedemulationdubourbonnais.com/

Ministère de la Culture Région Auvergne-Rhône-Alpes Département de l’Allier

🚌🏰 Dernières places disponibles pour la 115e excursion de la Société d'Émulation du Bourbonnais !Ce dimanche 14 juin 202...
12/06/2026

🚌🏰 Dernières places disponibles pour la 115e excursion de la Société d'Émulation du Bourbonnais !

Ce dimanche 14 juin 2026, partez à la découverte du patrimoine exceptionnel de Montluçon, l'une des plus belles cités historiques du Bourbonnais.

Au programme de cette journée riche en découvertes :

✨ La Villa Louvière, remarquable demeure Belle Époque inspirée des villas italiennes de la Renaissance ;

🏛️ L'Hôtel de Ville de Montluçon, récemment restauré ;

🏰 Le majestueux Château des ducs de Bourbon, symbole de l'histoire montluçonnaise ;

🍽️ Déjeuner au restaurant "La Vie en Rose", au pied du château ;

⛪ Visite de la Chapelle de la Croix-Verte ;

🚶 Déambulation patrimoniale dans les rues de la vieille ville en compagnie des Amis de Montluçon ;

🌳 Découverte du château de Bien-Assis.

📍 Départ : 7 h 45 – Place Jean-Moulin à Moulins
📍 Retour prévu : vers 20 h

🔔 À titre tout à fait exceptionnel, cette excursion est ouverte aux membres de la Société d'Émulation du Bourbonnais mais également à leurs familles et à leurs amis.

💶 Tarif : 50 € par personne (transport, visites et déjeuner compris).

⚠️ Il ne reste que quelques places !

📧 [email protected]

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Adresse

93, Rue De Paris
Moulins
03000

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