20/12/2025
Un morceau du génie Français pour accompagner ce texte dédié à mes amis qui, tout comme Bangalter et de Homem-Christo font notre fierté à tous, nous autres Français.
Ils ne sont que vignerons certes, c’est un fait mais ils le sont autrement. Ils ont tracé un chemin qui leur est propre. Une voie que d’autres emprunteront, mais dont ils demeureront à jamais les pionniers.
Jean-Yves Bizot ajoute autre chose en Bourgogne, une vision, qui donne aux amateurs d’autres informations, un goût, une texture qui ne se retrouve nulle part ailleurs.
Je fais souvent l’analogie avec Anselme Selosse, qui, de retour d’Espagne a senti ; imaginé ses vins d’Avize domptant l’oxygène pour créer une autre Champagne.
Servez un Selosse ou un Bizot à un amateur, observez son premier coup de nez. Ce qui se passe ne se décrit pas. Ce geste de retrait du verre, comme si cette expérience nouvelle giflait le dégustateur, pour y replonger instantanément.
Bizot n’est pas un domaine viticole, c’est un concept, un rêve extrait de l’esprit de Jean-Yves qui est aujourd’hui aussi incarné par de nouvelles forces (très) vives : Victor ou encore Mika (photo 2), sans oublier la jeune garde qui les accompagne au quotidien au domaine…
Les plus perspicaces auront noté ici la présence de notre Adrien Dhondt à nous tous. Le lien qu’il a tissé avec Jean-Yves apparaît, pour les chanceux qui les connaissent, évident.
Tout comme le goat, Adrien a poussé son interprétation de sa région au delà même de ses propres limites. Si la Champagne était une science, nous pourrions dire que les années 2010 auraient vu l’avènement d’un courant très puissant de Dhondtgrelletisation du goût.
Une sorte de savant mélange entre la profondeur, l’ampleur minérale des vins du secteur central de la Côte des Blancs et une nouvelle texture soyeuse, presque sirupeuse que jusqu’à maintenant seuls les grands blancs de Bourgogne nous proposaient.
Tout ceci n’est que du vin, certes. Mais quand même !