CARNET DE BORD DES DIMANCHISTES DU BARACOCO
Voilà un an que nous avons baptisé le Baracoco : Brèves de Comptoir Révolutionnaires, lieu saint de la coquetterie populaire, animé par des sérials killers, fous du bisou et psychopathes dingues du bonheur prolétarieux. Des militants qui veulent se ré-approprier l"espace urbain, c'est un véritable manifeste d'envie de vivre avec des fous furieux qui ont
la rage su ventre. Le Baracoco, c'est un grand forum, un joyeux bo**el de la comédie humaine. La foire des bonnes empoignes de mains et de vin. Celle aussi des arts et des lettres très bon marché. Oui, on peut le dire sans fausse pudeur, un lieu de débauche artistique pour de vrais et authentiques utopistes un peu déjantés. Des noms illustres ont fait l'apogée de ces lieux sacrés que l'on appelle "Tavernes, Cafés, Bars", par exemple ; le grand Honoré de Balzac disait , d'un ton très solennel ; "Le comptoir de café, c'est le Parlement du peuple", et l'écrivain Jonathan Awift, lui, disait, avec raison : "Je ne suis pas sur que les informations des hommes de pouvoir aient plus de vérité ou plus de lumière que les discussions politiques d'un comptoir de café" et voici un autre exemple de citation de grand auteur, excusez du peu, j'ai nommé Jean-Jacques Rousseau, qui, dans les Confessions parle de ses visites au café du coin à toutes les heures de la journée. Il écrivait : "Voltaire avait la réputation de boire 40 tasses de café par jour pour l'aider à rester éveillé et penser à la manière de lutter contre les tyrans et les imbéciles heureux ou malheureux." Le Baracoco s'inscrit pleinement dans cet état d'esprit, cette conception philosophique de la résistance, de la lutte contre les imbéciles, les tyrans, les imposteurs, détrousseurs dernier cri. Au Baracoco, c'est à coups de folie des grandeurs "Rabelaisiennes" que les dimanchistes se rafraichissent à coups de transitions "apérocologiques" et des derniers "popotins" de couloir, mais rien à voir avec les frileux freluquets du "Fouquet's" ou de la "Causerie des Lilas", nous on cultive la tradition festive de la rue. On est pas pour la "trêve" de comptoir. Les dimanchistes rassemblent au lieu de diviser. Ils sont des comploteurs citoyens au service de la République à l'esprit grand ouvert. Ils troquent rires et regards profonds sincères et bienveillants, la bonne humeur, la bonne bouffe. Le Baracoco n'est pas un comptoir de café mais plutôt un complot de café et s'il n'est pas meublé de belles chaises en rotin, on peut quand même entendre et découvrir les derniers ragots des meilleurs caniveaux, les dernières rumeurs littéraires. Pour résumer le Baracoco est un bel environnement propice à la diffusion des pensées philosophiques "lumièristes". Voilà, Citoyennes, Citoyens, héritiers des "Jacqueries", n'hésitez pas à nourrir ce mur de votre poésie. Aucun sujet n'est tabou.