13/09/2026
Bonjour petite poésie du matin rédigé par mon cher ami Fred et client habitué du bar L’Eden…. Juste j’adore … à lire svp … ❤️
À l’Éden
Poésie commerciale
Connaissez-vous la rue au Beurre,
Réputée pour ses demi-sels,
Son taxiphone, son brocanteur... ?
Une rue de kékos en Marcel.
Allez droit au numéro dix,
Poussez la porte du Destin,
Vous entendrez du Eurythmics.
- C'est pas pour la musique qu'on vient...
Une fois entré le bar atteint,
Vous en aurez qui baratinent,
Ou bien silencieux, l'œil éteint,
À trop se beurrer la tartine.
Le taulier d'un sourire engage,
D'un invitant « qu'est-ce que je vous sers... »,
À déguster moult breuvages
C'est un peu les Folies Berbères
Si le comptoir pouvait parler
De tout ce qui boit, picole ou rote,
Il vous dirait qu'à la journée,
Ils sont rares à boire de la flotte.
On a les cafés du matin
Dont les anciens savourent l'écume ;
Pas étonnant pour un jardin
D'y rencontrer quelques légumes.
Dans une ambiance de pote âgé,
On devise sur les temps d'avant,
Dont rien ne laisse à présager
Que tout s'arrange, car tout fout le camp.
L'après-midi y en a qu'émergent
De la veille, de leur dernière murge
Qu'à défaut de brûler un cierge
Ils exorcisent par une bonne purge.
On oublie les maux quotidiens,
En sirotant son antidote,
Si bien que le malheur des zincs
Fait souvent le bonheur des hôtes.
Le soir venu à la veillée,
Sous l'effet des brunes et des blondes,
L'esgourde résonne aux mots vrillés
Des gens qui gueulent mieux que tout le monde.
Le buveur devient plus abscons,
Plus sonore, plus croquignolesque,
Mais peu importe le flot con,
Pardi, pourvu qu'on ait l'ivresse...
Des femmes encore belles se pavanent
Quand le ouiquène atteint son but ;
Avec des coupettes de Ch*****ne,
L'établissement fait bar à flûtes.
C'est le rade de mes habitudes,
Sans tourner jusqu'à la rengaine,
Un remède à la solitude ;
Et ce bistrot s'appelle l’Éden.