28/05/2025
🍷 LA FUCHINE 🍷 Portraits des 11 premiers vignerons !
Infos et résa : https://www.le-fil.com/concert/la-fuchine/
Stéphan Elzière 📍Molompize (15)
Ce druide du jus de raisin, complètement autodidacte, est retranché dans la vallée de l’Alagnon aux portes du Cantal en Haute-Auvergne. Stéphan fait mûrir une flopée de cépages, des plus habituels aux plus confidentiels (abouriou, chardo musqué), ou surprenants sous ses latitudes (côt, gewurztraminer ou la petite syrah qui a obtenu ses lettres de noblesse… aux States). Il y a de l’alchimiste chez cet homme-là, seul vigneron bio du Cantal, et ses pures petites pépites nous font subitement réaliser combien ces moyennes montagnes d’Auvergne sont un immense terroir viticole à reconquérir.
Méryl et Géraldine Croizier, La Vrille et le papillon, 📍Valvignères (07)
La Vrille et le Papillon, en plein cœur historique du Vivarais ! Méryl s’est fait mordre par le virus du nature après un passage chez le parrain local des vins propres et généreux, Gérald Oustric, du domaine du Mazel. C’est le déclic ! Avec Géraldine, ils se sont installés pour conduire la vigne avec un minimum d’intervention et une conduite du végétal la plus respectueuse qui puisse être. Autant vous dire qu’on en a déjà éclusé des palettes au café, et avec quel plaisir !
I@la_vrille_et_le_papillon
Nadia Beaune , Les Rêves oubliés , 📍 Marcilly-le-Châtel
Nadia est une Auvergnate enracinée dans les Monts du Forez, aujourd’hui seule aux commandes du domaine Les Rêves Oubliés. Elle s’est formée chez des pontes du nature : Christian Ducroux, François Dhumes. What else ? Elle avait, en montant son domaine, une idée bien prédéfinie, celle de faire des breuvages sans compromis. Ici, Nadia laisse parler la vigne, le sol, le vivant. Elle vinifie sans artifices, avec patience et conviction. Des vins qui racontent une terre, un combat, et une envie de faire simple et vrai, à son image.
Francine et François Dhumes, 📍 Pérignat-sur-Allier (63)
Francine et François ont planté leur chais à Orcet, au pied de la butte de Gergovie), et de là ils mènent plusieurs parcelles situées sur des terroirs historiques et fort divers d’Auvergne. En remontant l’Allier, essentiellement sur du gamay et du chardonnay, François et Francine arrivent à tirer un large éventail de cuvées, qui en plus de leur commune et outrancière buvabilité, ont la fraîcheur taquine et espiègle de ce couple de pince-sans-rire. Jugez par vous même, allez les voir et boire leur jus, bon moment garanti ! ©HarryAnnoni
Domaine Tatargène, Rémi et Estella Samouillé, 📍 L’Horme (42)
C’est avec un immense plaisir que les Lulus reçoivent à nouveau Estella et Rémi. Ils ont installé leur chais à L’Horme, dans la vallée du Gier, en IGP colline Rhodanienne. Leurs vignes sont disséminées principalement entre Génilac et Tartaras, et pour certaines sont en partie plantées des cépages rares et traditionnels (mornen, chouchillon, etc...). Il fallait donc une détermination de fer pour remettre ainsi en valeur tout le potentiel de cet ancien terroir viticole que l’industrialisation et l’urbanisation conjuguées de la « modernité » ont longuement condamné à la déprise. Il restait à en redécouvrir les évidentes promesses, et c’est en cours ! Cette réinvention, c’est bien tout le propos de la « Fuchine », et, Rémi et Estella l’incarnent à merveille par leur engagement.
Domaine Ratte , Michel-Henri et Françoise Ratte 📍Arbois (39)
Michel-Henri, Françoise et leur fils Quentin, conduisent aux alentours d’Arbois le domaine familial agrandi de quelques acquisitions. Adepte de la biodynamie, apportant un soin particulier à la vie du vignoble et à ses équilibres, dans leur archipel préservé de petites parcelles, s’épanouissent les bourguignons pinot et chardonnay, mais aussi les mythiques cépages jurassiens savagnin, trousseau, poulsard. La signature de la maison, c’est la précision des canons, dont la pureté et les expressions cristallines prolongent les constantes attentions qu’apportent la famille à la vigne et au chais. C’est du collector, aussi précieux et digeste qu’évident, à rentrer en cave pour faire taire à jamais le copain frileux qui se persuade depuis des plombes que tous les vins natures ont des défauts. Jura rules !
Domaine Petite ch**te , Claire Alixe Legrand, 📍Ste-Magne-de-Castillon (33)
On redit 33 ! Claire-Alixe a adoré vous rencontrer lors de la dernière édition, plaisir partagé ! Bien que voisine de St Emilion, Claire-Alixe, ce n’est pas le Bordeaux avec petit pull-over sur les épaules et paire de bateaux aux pieds, c’est un Bordeaux un peu plus roots. La vigneronne a commencé à faire son vin dès 2016, mais d’abord, elle a tout bu. Enfin, elle et ses amis. Le domaine de la petite ch**te cultive en fermage un hectare de cépages bordelais, merlot, cabernet sauvignon et autre cabernet franc. Pressoir à cliquet, pas de filtration, la jeune fille fait tout à la main, égrappage et soutirage compris. C’est la reine des micros cuvées de 200 ou 300 quilles en monocépage ou en assemblage, qu’elle laisse se reposer sagement avant de nous les faire savourer. Nous avions découvert son magnifique clairet, ce vin à mi-chemin entre le rosé et le rouge, spécialité de là-bas. Le 14 juin, à l’approche de l’été, sera le meilleur moment pour le savourer. Tchin !
Domaine Le Picatier, Géraldine et Christophe Pialoux, 📍 Saint-Haon-le-Vieux (42)
Les Pialoux, c’est toute la générosité du terroir roannais qu’on enferme dans les quilles, comme autant de cartes postales. Les gamays, les auvernats (sans g ! Autre nom du pinot noir), les chardonnays du Nord de notre joli département vous étreignent à plein bras avec une générosité terrienne qui sait pourtant se faire bigrement élégante. Ici les plantes sont taillées en douceur pour ne pas être traumatisées et soignées à la reine des prés et au serpolet. Exit soufre et cuivre. Pour varier les plaisirs, depuis peu, les Pialoux vont chercher des raisins bios dans le Gard pour les vinifier à la maison. Un joli périple aussi bucolique que gustatif. Alors si vous voulez goûter du chenin, carignan et merlot façon Picatier, c’est à Sainté que ça se passe.
Domaine de la Ramaye, Michel et Sylviane Issaly , 📍 Gaillac (81)
Michel et Sylviane bichonnent les cépages anciens qui entourent sur 6 ha attenants le vieux domaine familial au lieu-dit la Ramaye. Dans la grande tradition de cette enclave si particulière du Gaillacois, on ne cultive ici que les cépages endémiques de duras, braucol, prunelard, mauzac, ondenc et loin de l’œil qui distingue ce terroir de tous les autres vignobles nationaux. Par un travail acharné à la vigne et dans le chais, le domaine parvient à proposer à portée de toutes bourses et gosiers une gamme étendue, précise et originale de vin, des bouteilles de garde pour grosses tablées aux petits blancs salins d’apéritif pour les copains en terrasse en été. Autant dire tout de suite qu’on en a bu des seaux en toutes circonstances.
Domaine de la Chamaille, Pierre Gobet et Myriam Filleton, 📍 Ambierle (42)
C’est en 2016 que Myriam et Pierre s’installent en reprenant une parcelle mythique du terroir roannais, le coteau de Bonichon. C’est là bas que Vincent Willembucher, avait auparavant replanté 2,5 ha de vigne dont on a écumé des palettes au café Chez Lulu. Labellisés entre temps en Demeter, Myriam et Pierre déclinent désormais les gamay saint-romain poussant sur les arènes granitiques du coteau en une petite palette de cuvées originales et savoureuses qui vont du pétillant à série de variations sur les macérations et vinifications. Avec quelques autres et notamment les copinous des Picatiers, en quelques années ils sont devenus des incontournables du terroir roannais, bien résolu à continuer d’étancher la soif des ligériens avec ce que la moyenne montagne des Monts de la Madeleine peut offrir de meilleur et de plus propre.
Daniel Sage et Jordi Torgue 📍 Saint-Sauveur-En-Rue (42)
Notre cher sorcier du Pilat, le « Danichou », réfugié tout là-haut au-delà du Tracol, a été rejoint depuis quelques années maintenant par Jordi Torgue. C’est là-bas et là-haut, dans ce recoin improbable de Haute-Loire confinant à la Loire et l’Ardèche, que ces mordus de vinif’ opèrent. Depuis toujours, autant de cuvées, autant d’étiquettes. Elles empruntent toutes leurs motifs aux détail des toiles acryliques de l’artiste de renom, lyonnais au soir de sa vie, Jean Raine, ainsi que leurs noms aussi surréalistes que suggestifs : « Adam contre le beefsteak », « La voix du périscope »,« Nyctalopie». « Abreuver ses sillons », « Palotin », « Fonte des neiges », mais aussi les mythiques « granges Bara » qui se déclinent en blanc et rouge. C’est un nuancier virevoltant de références que les compagnons de « Force boisson » mobilisent dans leur approche du vin, un peu à la façon d’encyclopédistes et artisans, avec une curiosité infinie mais ne sacrifiant jamais rien du soin à apporter aux choses. C’est ainsi qu’ils sont passés maîtres dans l’art d’enflaconner ces cuvées aussi déboussolantes que lumineuses et savoureuses. Elles savent se conduire divinement dans le temps de la garde et se savourer tout de suite comme autant de bombinettes de fraîcheur. Voilà, en quelque sorte, quelques-uns des maîtres Jedi historiques du café Lulu, auprès desquels on a bien appris et qu’on boit avec toujours autant d’émotion, un peu la famille quoi.