La Colonie

La Colonie La Colonie
Un lieu de « Savoir-vivre » et de « Faire-savoir »
fondé par Kader Attia, Zico Selloum et leur famille.

La Colonie met au défi les postures amnésiques et délétères. C’est un lieu convivial qui engage, en toute indépendance, les chantiers du vivre et du penser ensemble. En mettant en oeuvre ce projet, l’artiste Kader Attia entend poser au présent les questions de la décolonisation des peuples comme celle des savoirs, des comportements et des pratiques. Située dans un quartier
où se mélangent populati

ons africaines, indiennes et asiatiques, à deux pas de la gare du nord et donc aux carrefours de l’Europe comme du monde, La Colonie vise à réunir — sans exclusion et à travers ces formidables tribunes que peuvent être la création artistique
et intellectuelle — toutes les identités et toutes les histoires, en particulier celles des minorités. Tout à la fois repère et refuge, La Colonie est un espace à l’identité bigarrée : c’est un bar et une agora ; c’est un laboratoire et une salle de concert ; c’est un lieu de paroles, d’écoutes, de partages, d’expérimentations et de monstrations.

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La Colonie is challenging amnesic and deleterious postures. It is a friendly place that, remaining independent, engages in thinking about living and sharing ideas together. By implementing this project, the artist Kader Attia intends to ask in the present the questions surrounding the decolonization of peoples as well as that of knowledge, attitudes and practices. Located in a
neighborhood home to African, Indian and Asian populations,
close to the Gare du Nord and thus at the crossroads of Europe and the world, La Colonie aims to reunite — without exclusion and through these great platforms that are artistic and intellectual creation
— all identities and all stories, in particular those
of minorities. Both landmark and shelter, La Colonie is a space of variegated identity: it is a bar and an agora; a laboratory and a concert hall; a place of words, of listening, of sharing, of experiments and of demonstrations.

🍁 🍁 Le dimanche 26 Septembre prochain aura lieu à partir de 13h (en ligne / en anglais) le septième et dernier des fragm...
21/09/2021

🍁 🍁 Le dimanche 26 Septembre prochain aura lieu à partir de 13h (en ligne / en anglais) le septième et dernier des fragments des conférences / 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 dans le cadre de la collaboration entre 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭 et 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ . 🍁 🍁

Ce fragment accueillera une conversation entre Kader Attia, la directrice générale et artistique de BAK Maria Hlavajova, et la curatrice à BAK Wietske Maas, et marquera la conclusion de l’exposition 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 / 𝑲𝒂𝒅𝒆𝒓 𝑨𝒕𝒕𝒊𝒂 à 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭.

➡️ Pour s'inscrire : https://www.bakonline.org/program-item/fragments-of-repair/fragments-of-repair-gatherings/fragments-of-repair-gathering-vii/

Un grand merci à BAK Utrecht, Maria Hlavajova, Wietske Maas, Thomas Orbon, Ine Rambonnet, et toute leur équipe.
Merci aussi à tout.e.s les participant.e.s aux différents fragments : Souleymane Bachir Diagne, Sven Lütticken, Catherine Malabou, Olivier Marboeuf, Achille Mbembe, Wayne Modest, Omedi Ochieng, Stefania Pandolfo, Rachael Rakes, Rolando Vázquez, Françoise Vergès, Ruth Wilson Gilmore !

Un lieu de « Savoir-vivre » et de « Faire-savoir » fondé par Kader Attia, Zico Selloum et leur famille.

🎈 🎈 Le 15 Juillet prochain aura lieu (en ligne / en anglais) le sixième fragments des conférences / 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 ...
08/07/2021

🎈 🎈 Le 15 Juillet prochain aura lieu (en ligne / en anglais) le sixième fragments des conférences / 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 dans le cadre de la collaboration entre 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭 et 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ . 🎈🎈

◀︎ 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 𝑽𝑰: 𝑰𝒏𝒗𝒊𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 𝑩𝒓𝒊𝒅𝒈𝒆𝒔 ▶︎

● 𝐉𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟏𝟓 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟏, 𝟏𝟖.𝟑𝟎-𝟐𝟎.𝟎𝟎 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 ●

Le sixième rassemblement dans le cadre du programme public 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 / 𝑽𝑰: 𝑰𝒏𝒗𝒊𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 𝑩𝒓𝒊𝒅𝒈𝒆𝒔, consiste en une conversation entre Kader Attia et Stefania Pandolfo (anthropologue médicale, Berkeley, CA) et comprend des projections sélectionnées de "fragments" de l'installation vidéo 𝘙𝘦𝘢𝘴𝘰𝘯'𝘴 𝘖𝘹𝘺𝘮𝘰𝘳𝘰𝘯𝘴 de Kader Attia, actuellement exposée dans le cadre de 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 / 𝑲𝒂𝒅𝒆𝒓 𝑨𝒕𝒕𝒊𝒂 à 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭.

Pour s'inscrire : https://tickets.bakonline.org/bak/en/flow_configs/tickets/steps/select-your-tickets/z_event/11646

Les enfermements répétés et l'isolement qu'ils ont engendré, l'expérience d'une mort non commémorée et les processus de dépossession, de racialisation et de contrôle ont été associés, pendant la pandémie, à des formes croissantes de douleur mentale. Dans cette conversation, Kader Attia et Stefania Pandolfo s'appuieront sur leurs travaux respectifs d'anthropologue et d'artiste qui, de manière parallèle, ont réfléchi à la folie, à la culture et à la réparation dans la modernité et la colonialité, et ont exploré les espaces et les capacités des formes transversales de soins : Des "ponts invisibles" permettant des passages, des transferts et des traductions, entre les pratiques médicales, rituelles et artistiques, vers une réactivation du désir et la possibilité de rêver. Dans cette perspective, Attia et Pandolfo exploreront la capacité de ces "ponts" à produire un déplacement des coordonnées du réel, en nous transportant au-delà de la frontière entre le visible et l'invisible, le vivant et le mort, pour produire des angles étranges et inattendus à partir desquels nous pouvons sentir, penser et voir autrement. Les pratiques artistiques, psychanalytiques et médiumniques explorent les lacunes, les silences et les vides de la modernité et de la raison. Ces coupures traumatiques peuvent-elles aussi être un "abîme" qui nous permet d'accéder à un autrement ?
(...)

🌼🌾 Demain, ne manquez pas le cinquième rassemblement (en ligne) de Fragments of Repair demain!24 juin 2021, 17h30-20h00 ...
23/06/2021

🌼🌾 Demain, ne manquez pas le cinquième rassemblement (en ligne) de Fragments of Repair demain!

24 juin 2021, 17h30-20h00

Fragments de réparation/Rassemblement V : L'entrelacement de l'objet

Le jeudi 24 juin 2021, le cinquième rassemblement de Fragments of Repair/Gatherings, consiste en une projection du film The Object's Interlacing (2020) de l'artiste Kader Attia, suivie d'une conversation entre Souleymane Bachir Diagne (philosophe New York/Dakar) et Wayne Modest (conservateur et chercheur en culture matérielle, Amsterdam/Rotterdam).

Dans son film The Object's Interlacing (2020), Kader Attia interroge différents praticiens sur le sujet de la restitution des objets culturels africains qui ont été violemment déplacés vers la propriété occidentale pendant l'ère des colonialismes historiques. Considéré sous différents angles contemporains - philosophique, juridique, anthropologique, psychanalytique et économique, ainsi que du point de vue de la collection et de la muséologie -, l'ensemble des voix permet de comprendre la restitution comme une pratique de réparation qui va bien au-delà du simple retour des objets pillés à leur lieu d'origine. "Quand on parle de restitution d'objets", demande un protagoniste, "où vont-ils retourner ?". Reviendront-ils simplement en tant que marchandises ou les qualités immatérielles qu'ils ont détenues pourront-elles être récupérées ? S'ils sont "irréparables", cette "réparation irréparable" peut-elle devenir une source de réinvention créative, malgré la persistance des asymétries coloniales ?

La conversation aura lieu en anglais.

⏯ Pour s’inscrire :
https://www.bakonline.org/program-item/fragments-of-repair/fragments-of-repair-gatherings/fragments-of-repair-gathering-v-objects-interlacing/

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ stands in solidarity with Palestine against the colonial occupation orchestrated by the Israeli gov...
25/05/2021

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ stands in solidarity with Palestine against the colonial occupation orchestrated by the Israeli government.

One doesn’t get to choose their fight when it comes to fighting for human rights: the Palestinian people also deserves to live safely and peacefully, without discrimination or the constant violation of their basic human rights.

Our condemnation of the colonial policy of the right wing Israeli government has nothing to do with any religious belief and does not promote anti-semitism.

We also stand against anyone who promotes hatred of any kind.

🍁 🌱 Le programme de conférences et débats en ligne 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 reprend ce dimanche en compagnie de ...
29/04/2021

🍁 🌱 Le programme de conférences et débats en ligne 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 reprend ce dimanche en compagnie de Ruth Wilson Gilmore et Olivier Marboeuf 🌱🍁

Ce dimanche 2 mai à 14h30 aura lieu la projection du film de Kader Attia "The Body's Legacies, Part 2 : The Postcolonial Body" (2018, 48 min. ). Celle-ci sera suivie d'une conversation entre Olivier Marboeuf (écrivain, critique et commissaire d'exposition), qui apparaît dans le film, et de Ruth Wilson Gilmore (géographe et spécialiste de l'abolitionnisme) autour de la question de la réparation par l'abolitionnisme et de la solidarité avec le corps postcolonial - " criminalisé ".

Ce deuxième "Gathering" fait partie du programme 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 auquel 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ participe et produit par 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭
L'événement est gratuit. Inscrivez-vous ici !
https://www.bakonline.org/.../fragments-of-repair.../

🐫 ✨𝗡𝗔𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗗𝗘  𝗟̶𝗔̶ ̶𝗖̶𝗢̶𝗟̶𝗢̶𝗡̶𝗜̶𝗘̶ ̶ 𝗡𝗢𝗠𝗔𝗗𝗘 ⛵️ [🅔🅝🅖🅛🅘🅢🅗 below]Doucement mais surement,  𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ renaît s...
31/03/2021

🐫 ✨𝗡𝗔𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗗𝗘 𝗟̶𝗔̶ ̶𝗖̶𝗢̶𝗟̶𝗢̶𝗡̶𝗜̶𝗘̶ ̶ 𝗡𝗢𝗠𝗔𝗗𝗘 ⛵️

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Doucement mais surement, 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ renaît sous une forme nomade et virtuelle.

Le temps de trouver un port d'attache définitif, 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ a le plaisir sa participation au projet hybride 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓, un projet multiple organisé par 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭, Utrecht avec Kader Attia et 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶, Paris et accueilli par 𝐋𝐚 𝐃𝐲𝐧𝐚𝐦𝐨 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐧𝐥𝐢𝐞𝐮𝐞𝐬 𝐁𝐥𝐞𝐮𝐞𝐬, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin.

𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 est un programme d'étude collectif de trois mois (Avril-Juin 2021) conceptualisé et animé par la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès et réalisé dans le cadre du projet 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 (17 avril - 1 août 2021), organisé par BAK, basis voor actuele kuns et comprenant l’exposition 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 / 𝑲𝒂𝒅𝒆𝒓 𝑨𝒕𝒕𝒊𝒂, se tenant à BAK et 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 (une série de conférences, conversations et forums menée par BAK sur bakonline.org). Le projet est produit par BAK, basis voor actuele kunst à Utrecht avec l'artiste Kader Attia et La Colonie, Paris.

Le projet 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 fonctionne autour d'un groupe de recherche qui proposera au fur et à mesure des semaines un regard sur ses recherches sous la forme d'une plateforme en ligne de recherche archivistique, 𝗟'𝗢𝗔𝗦𝗜𝗦, donnant à voir l'état des réflexions menées dans les ateliers.

Nous mettrons 𝗟'𝗢𝗔𝗦𝗜𝗦 en ligne lors du lancement de l'école. Les ateliers in situ de 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 sont en raison des contraintes sanitaires fermés au public même si nous espérons des jours meilleurs !

Les 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 seront eux directement accessibles en ligne en lien aux réflexions menées à la Dynamo de Banlieues Bleues.
Le lancement du projet le 17 avril prochain, fait l'objet d'un colloque en ligne en compagnie de Kader Attia ; la directrice générale et artistique de BAK MÁRIA Hlavajová ; l'historien de l'art Sven Lütticken ; la curatrice à BAK Wietske Maas ; la philosophe Catherine Malabou ; le philosophe et théoricien Achille Mbembe ; et la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès

➡️ 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝘀'𝗶𝗻𝘀𝗰𝗿𝗶𝗿𝗲 : 𝗩𝗶𝗮 𝗘𝘃𝗲𝗻𝘁𝗯𝗿𝗶𝘁𝗲, https://bit.ly/3rpbBtf

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/////////////////////////////// 𝗟̶𝗔̶ ̶𝗖̶𝗢̶𝗟̶𝗢̶𝗡̶𝗜̶𝗘̶ ̶ 𝗡𝗢𝗠𝗔𝗗𝗘 ///////////////////////////////////

Dans 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, Kader Attia utilise la notion de "réparation décoloniale" comme tactique pour répondre aux urgences planétaires de santé mentale collective dans un monde durement affecté et blessé par la pandémie de Covid-19. La « blessure », le « trauma » et la « réparation » sont des concepts clés dans la pratique artistique de Kader Attia, pour qui les injustices matérielles et immatérielles de la violence coloniale persistent dans le présent. La crise actuelle met ces injustices en évidence et crée aussi de nouvelles souffrances, de nouvelles atteintes à la santé mentale et physique à travers l'incertitude chronique, l'isolement social, l'épuisement, la perte et la peur auxquelles les populations sont confrontées. Quelles voies imaginer pour "réparer" ? - voies qui ne soient pas un retour au passé mais un itinéraire façonné par les demandes de décolonisation et la nécessité de réapprendre à imaginer, à rêver ⎯ Que faire pour vivre dans et hors du pandémonium viral et psychologique ?

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 propose de revenir sur les récits qui s’élaborent sur le moment que nous vivons, en s'appuyant sur les stratégies décoloniales comme moyen de "survie joyeuse" et sur la pratique d'actes collectifs de "réparation", malgré la cruelle "économie d'épuisement" capitaliste.
L'épuisement - mental et corporel - est endémique au capitalisme, car ce dernier est fondé sur l'extractivisme qui produit un épuisement constant de toutes les formes et forces de la vie - humains et animaux, sol et sous-sol, océans et rivières, air et eau - pour le bien-être de quelques privilégiés. La pandémie de Covid-19 a amplifié l'épidémie endémique d'épuisement sous-jacente du capitalisme et son attaque sur le psychisme - soit, mais sans s'y limiter, l'anxiété, la dépression et les sentiments d'isolement - Pendant les quarantaines et les confinements, on a vu, d’une part, des personnes ayant le privilège de travailler dans le confort de leur domicile et qui ont géré leurs relations sociales et professionnelles grâce à leur accès à, et à leur maîtrise, des outils technologiques. D'autre part, le travail spectral de millions de personnes – en large mesure des femmes et des personnes racisées - qui maintiennent la ville propre, prennent soin des malades et des personnes âgées, et livrent la nourriture et des biens de consommation à celles et ceux qui peuvent s’isoler en toute sérénité. Cette équation déséquilibrée de ceux dépendant de personnes travaillant et vivant dans des conditions de plus en plus épuisantes fait partie de ce que Françoise Vergès a décrit comme « l'économie de l'épuisement ». Pour Françoise Vergès, l'économie de l'épuisement a « une longue histoire dans le monde moderne : elle a commencé avec l'esclavage colonial, qui exploitait l'énergie humaine jusqu'à la mort ; la révolution industrielle a adopté cette logique, épuisant les corps des travailleur•se•s blanc•he•s et des enfants jusqu'à ce qu'ils obtiennent finalement une réduction des heures de travail et un travail physique moins pénible grâce notamment à l'épuisement des corps racisés dans les colonies. Les pays libéraux et néolibéraux continuent de reposer, dans leur fonctionnement, sur l’épuisement des corps des migrants et des personnes racisées. »

Comment la « réparation » comme stratégie décoloniale peut-elle permettre des moments même brefs, de « survie joyeuse », par opposition à une simple survie épuisée ? Comment la pratique décoloniale en tant que « réparation » aide-t-elle à développer des outils collectifs d'émancipation et de résistance ? Comment la « réparation », d'un point de vue pragmatique dans notre vie, permettra t’elle d'échapper à la prétendue mise en puissance du sujet, dans l'économie néolibérale de l'épuisement ? Comment pouvons-nous réfléchir ensemble et mettre en œuvre une « réparation » dans le sillage d'une pandémie qui a été précipitée par ce qui est brisé (injustices sociales, désastres écologiques et économiques) ? Et, s’il faut imaginer ce qui relève de l'irréparable, comment conceptualiser une « réparation » imparfaite, inachevée mais toujours en cours, par opposition à la routine qui consisterait à réparer toutes sortes de blessures et à en cacher les cicatrices, ce qui est, comme l'a révélé Attia, profondément lié à la pensée moderne européenne ?

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 vise à aller au-delà d'un simple état des lieux du monde et cherche à imaginer et à mettre en œuvre des stratégies collectives et des gestes concrets de « réparation ». Elle vise également à interroger la place et le rôle de l'art dans une politique de la « réparation » dans le contexte néolibéral-capitaliste d'extraction et d'exploitation par les institutions (culturelles), d'inégalités, de racisme, de sexisme et de xénophobie irréductibles et de dévastation globale de la vie des personnes racisées et des pauvres. Conscient•e•s de la complicité des institutions culturelles dans cette situation, les organisat•eur•rice•s de 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 cherchent à offrir un lieu sûr où la complicité et la complaisance sont débattues et combattues.

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 se déroule parallèlement à 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔, une série de conférences, de conversations et de forums en ligne, qui fait partie de son programme d'études. 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 intégre régulièrement des œuvres d'art de 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 / 𝑲𝒂𝒅𝒆𝒓 𝑨𝒕𝒕𝒊𝒂 au moyen de projections (en ligne) et de conversations, qui deviennent un point de départ pour l'étude collective et facilite la réflexion, la ré-imagination et la pratique de la « réparation » dans et par l'art.

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ qui a du fermer du fait de la crise sanitaire développera cette existence nomade le temps de trouver un port d'attache fixe.

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𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ is pleased to announce the birth of the hybrid project Fragments of repair, a multiple project organised by 𝐁𝐀𝐊, 𝐛𝐚𝐬𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐨𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐞 𝐤𝐮𝐧𝐬𝐭, Utrecht with Kader Attia and 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶, Paris and hosted by 𝐋𝐚 𝐃𝐲𝐧𝐚𝐦𝐨 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐧𝐥𝐢𝐞𝐮𝐞𝐬 𝐁𝐥𝐞𝐮𝐞𝐬, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin.

𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 is a three-month collective study program conceptualised and facilitated by political theorist, feminist and decolonial activist Françoise Vergès.

The research and reflections that arise from 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 collective study program are made available through an online archival platform, 𝗟'𝗢𝗔𝗦𝗜𝗦. This new website is launched when 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 commences on 17 April 2021.

The collective study program 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 is closed to the public due to sanitary constraints, although we hope for better days!

The launch of the global project 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 on April 17 is the subject of a public online colloquium with artist Kader Attia; BAK general and artistic director MÁRIA Hlavajová; art historian and BAK senior research advisor Sven Lütticken; BAK curator Wietske Maas; philosopher Catherine Malabou; philosopher and political thinker Achille Mbembe; and political theorist, feminist, and decolonial activist Françoise Vergès.

This public event will take place on Zoom from 1 to 6PM, CET.

➡️𝐓𝐨 𝐫𝐞𝐠𝐢𝐬𝐭𝐞𝐫: 𝐕𝐢𝐚 𝐄𝐯𝐞𝐧𝐭𝐛𝐫𝐢𝐭𝐞, https://bit.ly/3rpbBtf

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In 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝒓𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓, Attia proposes the notion of “decolonial repair” as a tactic to engage with planetary urgencies of collective mental health in a world wounded by the Covid-19 pandemic. “Injury,” “wound,” and “repair” have been key concepts across Attia’s artistic practice, especially in relation to the material and immaterial injustices of colonial violence that persist into the present. The current conditions bring these injustices into sharper relief, while adding additional injuries through chronic uncertainty, social isolation, exhaustion, loss, and fear. What pathways can “repair”not a return to past ways, but an itinerary shaped by demands for decolonization and the politics of restitution offer to life in and out of the viral and psychological pandemonium?

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 expands on this narrative, drawing on decolonial strategies as a means for “joyful surviving” and the practice of collective acts of “repair” in spite of the cruel capitalist “economy of exhaustion.”
Exhaustion—mental and bodily depletion—is endemic to capitalism. Capitalism is premised on extractivism that produces a constant exhaustion of all forms and forces of living—humans and animals, soil and subsoil, oceans and rivers, air and water—for the well-being of a select few.

The Covid-19 pandemic has magnified capitalism’s underlying health epidemic of exhaustion and the psychic debility—including but not limited to anxiety, depression, and feelings of isolation—that arises from it. During quarantines and lockdowns there are, on the one hand, people with relative privilege working from home who manage their social and work connections through Zoom. Yet on the other hand, there is a spectral labor of millions of people—many women, many people of color—who keep the city sanitized, care for the sick and the elderly, and deliver food and goods to those who can afford to stay inside. This lopsided equation of those dependent on people working and living in increasingly exhausting conditions is part of what Vergès has described as the “economy of exhaustion.” In Vergès’s words, the economy of exhaustion has “a long history in the modern world: it started with colonial slavery, mining human energy to death; the Industrial Revolution adopted this logic, exhausting the bodies of white workers and children until they finally obtained a reduction of work hours and hard physical labor thanks to the exhaustion of racialized bodies in the colonies. Liberal and neoliberal countries still rest on mining to exhaustion the bodies of migrants and people of color.”

Aligning with decolonial perspectives, how could “repair” as decolonial strategy allow for brief moments of “joyful surviving,” as opposed to just bare, exhausted survival? How does decolonial practice as “repair” help develop collective tools for emancipation and resistance? How could “repair,” as a pragmatic intervention in one’s own life, enable escape from the dominant subjectivity of the neoliberal economy of exhaustion? How might people think together and enact “repair” in the wake of a pandemic which has been precipitated by that which is broken (social, ecological, and economic injustices)? And, in the face of what is irreparable, how can one understand “repair” as imperfect, unfinished, and always ongoing, in opposition to the routine of repairing all kinds of wounds and hiding their scars, which is, as Attia has shown, deeply tied to European modernity?

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 aims to go beyond a mere reporting on the conditions of the world and seeks to imagine and enact collective strategies and concrete gestures of “repair.” It also aims to inquire about the place and role of art in a politics of “repair” in the neoliberal-capitalist context of extraction and exploitation by (cultural) institutions, of savage inequalities, of intractable racism, sexism and xenophobia, and of global devastation of the lives of the racialized and the poor. Aware of the cultural institutions’ complicity in this situation, the conveners of 𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 seek to offer a safe place where complicity is openly debated and resisted.

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶ 𝒏𝒐𝒎𝒂𝒅𝒆 is closely entwined with 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔, an online series of lectures, conversations, and assembly forums, which is a part of its curriculum. 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒐𝒇 𝑹𝒆𝒑𝒂𝒊𝒓 / 𝑮𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒈𝒔 also attends regularly to the artworks in 𝑭𝒓𝒂𝒈𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒑𝒂𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 / 𝑲𝒂𝒅𝒆𝒓 𝑨𝒕𝒕𝒊𝒂 by means of (online) screenings and conversations, which are a departure point for the collective study that facilitate thinking about, reimagining, and practicing “repair” in and through art.

𝐋̶𝐚̶ ̶𝐂̶𝐨̶𝐥̶𝐨̶𝐧̶𝐢̶𝐞̶, which had to close due to the health crisis, will develop this nomadic existence until it finds a permanent home.

🐫 ✨NAISSANCE DE LA COLONIE NOMADE ⛵️ Doucement mais surement, La Colonie renaît sous une forme nomade et virtuelle.Le te...
30/03/2021

🐫 ✨NAISSANCE DE LA COLONIE NOMADE ⛵️

Doucement mais surement, La Colonie renaît sous une forme nomade et virtuelle.

Le temps de trouver un port d'attache définitif, La Colonie a le plaisir sa participation au projet hybride Fragments of Repair, un projet multiple organisé par BAK, basis voor actuele kunst, Utrecht avec Kader Attia et La Colonie, Paris et accueilli par La Dynamo de Banlieues Bleues, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin.

Fragments of Repair / La Colonie nomade est un programme d'étude collectif de trois mois (Avril-Juin 2021) conceptualisé et animé par la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès et réalisé dans le cadre du projet Fragments of Repair (17 avril - 1 août 2021), organisé par BAK, basis voor actuele kuns et comprenant l’exposition Fragments de réparation/Kader Attia, se tenant à BAK et Fragments of Repair / Gatherings (une série de conférences, conversations et forums menée par BAK sur bakonline.org). Le projet est produit par BAK, basis voor actuele kunst à Utrecht avec l'artiste Kader Attia et La Colonie, Paris.

Le projet Fragments of Repair / La Colonie nomade fonctionne autour d'un groupe de recherche qui proposera au fur et à mesure des semaines un regard sur ses recherches sous la forme d'une plateforme en ligne de recherche archivistique donnant à voir l'état des réflexions menées dans les ateliers. Nous mettrons celles-ci en ligne lors du lancement de l'école Les ateliers in situ de La Colonie nomade sont en raison des contraintes sanitaires fermés au public même si nous espérons des jours meilleurs !

Les Fragments of Repair/ Gatherings seront eux directement accessibles en ligne en lien aux réflexions menées à la Dynamo de Banlieues Bleues.

Le lancement du projet le 17 avril prochain, fait l'objet d'un colloque en ligne en compagnie de Kader Attia; la directrice générale et artistique de BAK Mária Hlavajová; l'historien de l'art Sven Lütticken; la curatrice à BAK Wietske Maas; la philosophe Catherine Malabou; le philosophe et théorien Achille Mbembe; et la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès

Pour s'inscrire : Via Eventbrite, https://bit.ly/3rpbBtf
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LA COLONIE NOMADE

Dans Fragments de réparation, Kader Attia utilise la notion de "réparation décoloniale" comme tactique pour répondre aux urgences planétaires de santé mentale collective dans un monde durement affecté et blessé par la pandémie de Covid-19. La « blessure », le « trauma » et la « réparation » sont des concepts clés dans la pratique artistique de Kader Attia, pour qui les injustices matérielles et immatérielles de la violence coloniale persistent dans le présent. La crise actuelle met ces injustices en évidence et crée aussi de nouvelles souffrances, de nouvelles atteintes à la santé mentale et physique à travers l'incertitude chronique, l'isolement social, l'épuisement, la perte et la peur auxquelles les populations sont confrontées. Quelles voies imaginer pour "réparer" ? - voies qui ne soient pas un retour au passé mais un itinéraire façonné par les demandes de décolonisation et la nécessité de réapprendre à imaginer, à rêver ⎯ Que faire pour vivre dans et hors du pandémonium viral et psychologique ?

La Colonie nomade propose de revenir sur les récits qui s’élaborent sur le moment que nous vivons, en s'appuyant sur les stratégies décoloniales comme moyen de "survie joyeuse" et sur la pratique d'actes collectifs de "réparation", malgré la cruelle "économie d'épuisement" capitaliste.

Fragments de réparation / La Colonie nomade est un programme d'étude collectif réalisé dans le cadre du projet Fragments of Repair (17 avril - 1 août 2021), organisé par BAK, basis voor actuele kunst, Utrecht avec l'artiste Kader Attia et La Colonie, Paris et accueilli par La Dynamo de Banlieues Bleues, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin.

Fragments de réparation /La Colonie nomade est un programme d'études collectif de trois mois conceptualisé et animé par la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès.

La Colonie nomade se déroule dans le cadre d'un projet multiple intitulé Fragments of Repair(17 avril - 1er août 2021) et comprenant l’exposition Fragments de réparation/Kader Attia, se tenant à BAK et Fragments of Repair/Gatherings (une série de conférences, conversations et forums menée par BAK sur bakonline.org). Le projet est produit par BAK, basis voor actuele kunst à Utrecht avec l'artiste Kader Attia et La Colonie, Paris.

Le projet Fragments de réparation / La Colonie nomade fonctionne autour d'un groupe de travail qui proposera au fur et à mesure des semaines un regard sur ses recherches sous la forme d'une plateforme en ligne de recherche archivistique, L'Oasis, donnant à voir l'état des réflexions menées dans les ateliers. L'Oasis sera mise en ligne lors du lancement de La Colonie nomade. Les ateliers de La Colonie nomade in situ sont en raison des contraintes sanitaires fermés au public même si nous espérons des jours meilleurs !

Le lancement du projet global Fragments of repair, le 17 avril prochain, fait l'objet d'un colloque public en ligne en compagnie de Kader Attia, de la directrice générale et artistique de BAK Mária Hlavajová, de l'historien de l'art Sven Lütticken, de la curatrice de BAK Wietske Maas, de la philosophe Catherine Malabou, du philosophe et théoricien Achille Mbembe et et la théoricienne politique, féministe et militante décoloniale Françoise Vergès.

Le colloque aura lieu de 13h à 18h sur zoom.

Pour s'inscrire : Via Eventbrite, https://bit.ly/3rpbBtf

Dans Fragments de réparation, Kader Attia utilise la notion de "réparation décoloniale" comme tactique pour répondre aux urgences planétaires de santé mentale collective dans un monde durement affecté et blessé par la pandémie de Covid-19. La « blessure », le « trauma » et la « réparation » sont des concepts clés dans la pratique artistique de Kader Attia, pour qui les injustices matérielles et immatérielles de la violence coloniale persistent dans le présent. La crise actuelle met ces injustices en évidence et crée aussi de nouvelles souffrances, de nouvelles atteintes à la santé mentale et physique à travers l'incertitude chronique, l'isolement social, l'épuisement, la perte et la peur auxquelles les populations sont confrontées. Quelles voies imaginer pour "réparer" ? - voies qui ne soient pas un retour au passé mais un itinéraire façonné par les demandes de décolonisation et la nécessité de réapprendre à imaginer, à rêver ⎯ Que faire pour vivre dans et hors du pandémonium viral et psychologique ?

La Colonie nomade propose de revenir sur les récits qui s’élaborent sur le moment que nous vivons, en s'appuyant sur les stratégies décoloniales comme moyen de "survie joyeuse" et sur la pratique d'actes collectifs de "réparation", malgré la cruelle "économie d'épuisement" capitaliste.

L'épuisement - mental et corporel - est endémique au capitalisme, car ce dernier est fondé sur l'extractivisme qui produit un épuisement constant de toutes les formes et forces de la vie - humains et animaux, sol et sous-sol, océans et rivières, air et eau - pour le bien-être de quelques privilégiés. La pandémie de Covid-19 a amplifié l'épidémie endémique d'épuisement sous-jacente du capitalisme et son attaque sur le psychisme - soit, mais sans s'y limiter, l'anxiété, la dépression et les sentiments d'isolement - Pendant les quarantaines et les confinements, on a vu, d’une part, des personnes ayant le privilège de travailler dans le confort de leur domicile et qui ont géré leurs relations sociales et professionnelles grâce à leur accès à, et à leur maîtrise, des outils technologiques. D'autre part, le travail spectral de millions de personnes – en large mesure des femmes et des personnes racisées - qui maintiennent la ville propre, prennent soin des malades et des personnes âgées, et livrent la nourriture et des biens de consommation à celles et ceux qui peuvent s’isoler en toute sérénité. Cette équation déséquilibrée de ceux dépendant de personnes travaillant et vivant dans des conditions de plus en plus épuisantes fait partie de ce que Françoise Vergès a décrit comme « l'économie de l'épuisement ». Pour Françoise Vergès, l'économie de l'épuisement a « une longue histoire dans le monde moderne : elle a commencé avec l'esclavage colonial, qui exploitait l'énergie humaine jusqu'à la mort ; la révolution industrielle a adopté cette logique, épuisant les corps des travailleur•se•s blanc•he•s et des enfants jusqu'à ce qu'ils obtiennent finalement une réduction des heures de travail et un travail physique moins pénible grâce notamment à l'épuisement des corps racisés dans les colonies. Les pays libéraux et néolibéraux continuent de reposer, dans leur fonctionnement, sur l’épuisement des corps des migrants et des personnes racisées. »

Comment la « réparation » comme stratégie décoloniale peut-elle permettre des moments même brefs, de « survie joyeuse », par opposition à une simple survie épuisée ? Comment la pratique décoloniale en tant que « réparation » aide-t-elle à développer des outils collectifs d'émancipation et de résistance ? Comment la « réparation », d'un point de vue pragmatique dans notre vie, permettra t’elle d'échapper à la prétendue mise en puissance du sujet, dans l'économie néolibérale de l'épuisement ? Comment pouvons-nous réfléchir ensemble et mettre en œuvre une « réparation » dans le sillage d'une pandémie qui a été précipitée par ce qui est brisé (injustices sociales, désastres écologiques et économiques) ? Et, s’il faut imaginer ce qui relève de l'irréparable, comment conceptualiser une « réparation » imparfaite, inachevée mais toujours en cours, par opposition à la routine qui consisterait à réparer toutes sortes de blessures et à en cacher les cicatrices, ce qui est, comme l'a révélé Attia, profondément lié à la pensée moderne européenne ?
La Colonie nomade vise à aller au-delà d'un simple état des lieux du monde et cherche à imaginer et à mettre en œuvre des stratégies collectives et des gestes concrets de « réparation ». Elle vise également à interroger la place et le rôle de l'art dans une politique de la « réparation » dans le contexte néolibéral-capitaliste d'extraction et d'exploitation par les institutions (culturelles), d'inégalités, de racisme, de sexisme et de xénophobie irréductibles et de dévastation globale de la vie des personnes racisées et des pauvres. Conscient•e•s de la complicité des institutions culturelles dans cette situation, les organisat•eur•rice•s de La Colonie nomade cherchent à offrir un lieu sûr où la complicité et la complaisance sont débattues et combattues.

La Colonie nomade se déroule parallèlement à Fragments of Repair/Gatherings, une série de conférences, de conversations et de forums en ligne, qui fait partie de son programme d'études. Fragments of Repair/Gatherings intégre régulièrement des œuvres d'art de Fragments de réparation/Kader Attia au moyen de projections (en ligne) et de conversations, qui deviennent un point de départ pour l'étude collective et facilite la réflexion, la ré-imagination et la pratique de la « réparation » dans et par l'art.

La Colonie qui a du fermer du fait de la crise sanitaire développera cette existence nomade le temps de trouver un port d'attache fixe.


La Colonie is pleased to announce the birth of the hybrid project Fragments of repair, a multiple project organised by BAK, basis voor actuele kunst, Utrecht with Kader Attia and La Colonie , Paris and hosted by La Dynamo de Banlieues Bleues, 9 Rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin.


ENGLISH

Fragments of Repair / La Colonie nomade is a three-month collective study program conceptualised and facilitated by political theorist, feminist and decolonial activist Françoise Vergès.

The research and reflections that arise from Fragments of Repair / La Colonie nomade collective study program are made available through an online archival platform, L'Oasis. This new website is launched when Fragments of Repair / La Colonie nomade commences on 17 April 2021.

The collective study program Fragments of Repair / La Colonie nomade is closed to the public due to sanitary constraints, although we hope for better days!

The launch of the global project Fragments of repairon April 17 is the subject of a public online colloquium with artist Kader Attia; BAK general and artistic director Maria Hlavajova; art historian and BAK senior research advisor Sven Lütticken; BAK curator Wietske Maas; philosopher Catherine Malabou; philosopher and political thinker Achille Mbembe; and political theorist, feminist, and decolonial activist Françoise Vergès.
This public event will take place on Zoom from 1 to 6PM, CET.

To register: Via Eventbrite, https://bit.ly/3rpbBtf

In Fragments of Repair, Attia proposes the notion of “decolonial repair” as a tactic to engage with planetary urgencies of collective mental health in a world wounded by the Covid-19 pandemic. “Injury,” “wound,” and “repair” have been key concepts across Attia’s artistic practice, especially in relation to the material and immaterial injustices of colonial violence that persist into the present. The current conditions bring these injustices into sharper relief, while adding additional injuries through chronic uncertainty, social isolation, exhaustion, loss, and fear. What pathways can “repair”not a return to past ways, but an itinerary shaped by demands for decolonization and the politics of restitution offer to life in and out of the viral and psychological pandemonium?

La Colonienomade expands on this narrative, drawing on decolonial strategies as a means for “joyful surviving” and the practice of collective acts of “repair” in spite of the cruel capitalist “economy of exhaustion.”
Exhaustion—mental and bodily depletion—is endemic to capitalism. Capitalism is premised on extractivism that produces a constant exhaustion of all forms and forces of living—humans and animals, soil and subsoil, oceans and rivers, air and water—for the well-being of a select few. The Covid-19 pandemic has magnified capitalism’s underlying health epidemic of exhaustion and the psychic debility—including but not limited to anxiety, depression, and feelings of isolation—that arises from it. During quarantines and lockdowns there are, on the one hand, people with relative privilege working from home who manage their social and work connections through Zoom. Yet on the other hand, there is a spectral labor of millions of people—many women, many people of color—who keep the city sanitized, care for the sick and the elderly, and deliver food and goods to those who can afford to stay inside. This lopsided equation of those dependent on people working and living in increasingly exhausting conditions is part of what Vergès has described as the “economy of exhaustion.” In Vergès’s words, the economy of exhaustion has “a long history in the modern world: it started with colonial slavery, mining human energy to death; the Industrial Revolution adopted this logic, exhausting the bodies of white workers and children until they finally obtained a reduction of work hours and hard physical labor thanks to the exhaustion of racialized bodies in the colonies. Liberal and neoliberal countries still rest on mining to exhaustion the bodies of migrants and people of color.”

Aligning with decolonial perspectives, how could “repair” as decolonial strategy allow for brief moments of “joyful surviving,” as opposed to just bare, exhausted survival? How does decolonial practice as “repair” help develop collective tools for emancipation and resistance? How could “repair,” as a pragmatic intervention in one’s own life, enable escape from the dominant subjectivity of the neoliberal economy of exhaustion? How might people think together and enact “repair” in the wake of a pandemic which has been precipitated by that which is broken (social, ecological, and economic injustices)? And, in the face of what is irreparable, how can one understand “repair” as imperfect, unfinished, and always ongoing, in opposition to the routine of repairing all kinds of wounds and hiding their scars, which is, as Attia has shown, deeply tied to European modernity?

La Colonie nomade aims to go beyond a mere reporting on the conditions of the world and seeks to imagine and enact collective strategies and concrete gestures of “repair.” It also aims to inquire about the place and role of art in a politics of “repair” in the neoliberal-capitalist context of extraction and exploitation by (cultural) institutions, of savage inequalities, of intractable racism, sexism and xenophobia, and of global devastation of the lives of the racialized and the poor. Aware of the cultural institutions’ complicity in this situation, the conveners of La Colonienomade seek to offer a safe place where complicity is openly debated and resisted.

La Colonienomade is closely entwined with Fragments of Repair/Gatherings, an online series of lectures, conversations, and assembly forums, which is a part of its curriculum. Fragments of Repair/Gatherings also attends regularly to the artworks in Fragments of Repair/Kader Attia by means of (online) screenings and conversations, which are a departure point for the collective study that facilitate thinking about, reimagining, and practicing “repair” in and through art.

La Colonie, which had to close due to the health crisis, will develop this nomadic existence until it finds a permanent home.

Le temps que les blessures se referment, La Colonie a le plaisir d'annoncer la naissance du projet multiple et hybride Fragments of Repair organisé par BAK, basis voor actuele kunst, Utrecht et accueilli par La Dynamo de Banlieues Bleues, 9 Rue Gabrielle

Adresse

128 Rue La Fayette
Paris
75010

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 02:00
Mardi 08:00 - 02:00
Mercredi 08:00 - 02:00
Jeudi 08:00 - 02:00
Vendredi 08:00 - 02:00
Samedi 08:00 - 02:00
Dimanche 08:00 - 19:00

Téléphone

+33 (0)1 45 81 03 05

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