Une hydre à trois têtes et six mains : celles d’un pinardier éclairé, Fabrice Mansouri (qui tenait ici La Contre-Etiquette), d’un jeune chef créatif, Romain Tischenko (du Galopin voisin), et de Maxime, son frère. Leur repaire : un bar à tapas tout en longueur et en azulejos, où picorer debout, au zinc, de radieuses assiettes bien proportionnées : guindillas (piments verts) brunis rapidos au chalum
eau avant de finir avec des tranches de lard de kintoa ; mulet fondant attendri par une marinade nippone, piquillos, framboises et mûres ; poulpe ultra-frais à l’effiloché d’aubergine et fines tranches de féta rapportée de Grèce ; palourdes mouillées au jus de soubressade ; tartare de veau tout suave, crème crue et physalis ; ou encore œuf dur mayo… Dans les verres (6 €), du grisant, du gouailleur, comme le pet’ nat’ Moussa Moussette de Mosse, le beaujolais blanc 2013 de Laurence et Rémi Dufaitre en presque friandise, le sauvignon de Loire Tête Blanche de Nicolas Grosbois et le saint-joseph Le Bel Endroit de Sébastien Wiedmann garanti sans soufre… Droit de bouchon 8 €.