20/02/2026
Aux champagnes des grandes maisons (qui achètent le raisin de viticulteurs partenaires et vinifient ensuite les jus, à la façon d’une cave coopérative), je préfère les champagnes de vigneron plus artisanaux, plus sincères, puisque c’est le même vigneron ou la même famille qui s’occupe à la fois des vignes, de la vinification et des élevages. Chez Germar Breton, l’ADN familial s’exprime dès le nom. Ne cherchez pas Saint Germar, il n’existe pas : Ger renvoie à Gersande et Mar à Marcelline les deux filles de la famille auxquelles les parents déclarent un amour très pétillant. Nous sommes sur la Côte des Bar dans l’Aube, ce Sud de la Champagne d’où nous viennent déjà les nectars signés Vincent Couche, au Sud de Troyes (où nous travaillons avec Drappier). Pour découvrir les champagnes de Germar Breton, on peut commencer par ce Brut au fruit éclatant. Assemblage de 65 % de chardonnay et 35 % de pinot noir, dosé avec délicatesse (8g), il s’est reposé au moins 15 mois avant la mise sur le marché.
La bouche est ronde, rafraîchie par des notes de pomme sur lesquelles tintinnabulent des saveurs plus exotiques et une pincée de fruits rouges apportée par le pinot. Les bulles sont fines, ont donc la jeunesse de Gersande et Marcelline, ce qui n’est pas rien. On peut attendre une chose à fêter pour s’ouvrir une bouteille (la victoire du RCN en championnat, le grand chelem des Bleus, l’arrivée du printemps) ou décider que c’est le champagne qui fait la célébration et non l’inverse. On peut même le prendre à l’apéro, pour mettre le palais en fête et le rose aux joues. C’est si joli. Les connaisseurs passeront directement au Brut nature, dont il sera question ici, plus t**d, ou au Blanc de blancs que La Part de l’Ange vous propose à des prix qui font de la fête un projet quotidien.