05/03/2021
Le Wattignies Social Club et le S.A.L.U.T. tirent leur révérence.
Fin de l’aventure nantaise !
Mais que se passe-t-il ? La rumeur se propage dans les rues du faubourg de l’île de Nantes… Le Wattignies Social Club et son bar « SALUT » auraient fermé ! Et oui les voisins… On s’en va… Pas de panique… On vous explique. Magnéto Serge !
Débuté le 1er mars 2017, l’aventure du Wattignies et du Bar SALUT a pris fin le 1er mars 2021. Durant ces 4 années, le Wattignies Social Club, porté par l’agence What Time Is I.T. (wt2i.com), a été un espace indépendant d’expérimentations urbaines. Attaché à son quartier et en phase avec les évolutions du monde, le Wattignies Social Club n’était pas qu’un lieu, c’était d'abord un état d’esprit porté par une équipe volontaire et engagée.
À l’origine, notre objectif était d’initier des activités « joyeusement » bordéliques pour lutter contre l’uniformisation des pratiques urbaines. Son programme : remettre de la vie mais aussi de l’activité artisanale au cœur du faubourg de l’île de Nantes. Avec l’ouverture du bar SALUT, de son quai logistique et des 3 boutiques, les activités et les évènements se sont enchainés à un rythme effréné.
> Ici sont nées des activités et des services au profit des habitants : « l’Atelier du Pignon » (asso BES), la coopérative « les Coursiers nantais », « les Puces du Wattignies », ou encore le 1er syndicat de coursiers à vélo de Nantes.
> Ici se sont créées de nouvelles solidarités : distribution alimentaire d’urgence pendant le confinement, permanence de « la Cloche », base de vie de « Et ma do**he » (camping-car transformé en do**he ambulante à destination des personnes à la rue).
> Ici le Bar SALUT (Syndicat des Artisans Libres Utopistes et Travailleurs), fondé sur le souci de mixité, a accueilli durant 2 ans des événements militants sur la question du genre, des migrants, de la solidarité internationale...
Notre collectif, composé d’artisans-chercheurs, souhaite recentrer ses activités pour rester au service de la dignité humaine. Face à la crise dont les répercussions sont dramatiques, nous souhaitions créer un garage pour "réparer" les personnes accidentées par le contexte sanitaire. Faute de soutien pour mettre en œuvre ce projet, nous mettons un terme à cette aventure pour retrouver de la disponibilité et notre liberté d’action, ailleurs en France, notamment à Ivry-Sur-Seine, Roubaix et à Paris, Porte de la Chapelle.
Prochainement, nous ferons le récit de cette aventure à travers un « rapport d’utilité » qui retracera le chemin parcouru durant ces 4 années. Aujourd’hui, nous avons fait place nette pour celles et ceux qui vont ouvrir un nouveau chapitre. Suite à un appel à manifestation d’intérêt lancé par la SAMOA, les élus ont choisi le projet d’un exploitant intitulé « Le Wattignies ».
Bonne route à eux !