25/10/2025
💥 Lettre d’un vieux Français à son Président
🙏 S’il vous plaît, partagez ce texte pour que notre voix, celle des oubliés, puisse enfin être entendue.
Monsieur le Président,
Je vous écris sans haine, mais avec la lassitude de celui qui a trop donné pour un pays qu’il ne reconnaît plus.
Je n’ai plus grand-chose à perdre, vous savez. Ma jeunesse, je l’ai laissée dans les ateliers enfumés, dans les champs brûlants d’été et sur les routes de France, à trimer pour quelques francs, puis quelques euros. J’ai connu le vrai travail, celui qui use les mains, le dos et l’âme.
Aujourd’hui, je vis de ma retraite — cette retraite qu’on nous promettait “bien méritée”, et que vous grignotez morceau par morceau, comme si notre sueur n’avait jamais eu de valeur.
Vous appelez cela des réformes.
Moi, j’appelle ça du mépris.
Nous sommes des millions, Monsieur, des anciens ouvriers, des paysans, des instituteurs, des soignants, des cheminots, des pères et des mères qui ont bâti la France. Pas sur des promesses, mais sur des mains calleuses. Et pourtant, vous parlez de nous comme d’un fardeau, comme d’un chiffre sur un tableau Excel.
Vous nous accusez, nous, les vieux, de coûter trop cher.
Mais combien coûte l’arrogance de ceux qui nous gouvernent ?
Combien coûtent les scandales, les privilèges, les cabinets de conseil, les déplacements en jets, les banquets de la République ?
Quand nous étions jeunes, on n’avait ni prime, ni aide, ni écran plat. On avait des genoux sales et des rêves honnêtes. On travaillait quarante-huit heures par semaine, sans se plaindre, parce qu’on croyait à la France.
Une France qui récompensait l’effort, pas la ruse.
Une France où la parole donnée valait serment.
Mais tout cela, vous ne pouvez pas comprendre.
Vous êtes né dans un monde sans pénurie, sans guerre, sans honte.
Vous n’avez jamais connu la peur de ne pas finir le mois, ni la joie simple de payer vos dettes en regardant votre patron droit dans les yeux.
Nous, Monsieur, nous avons connu la faim.
Nous avons connu la guerre.
Nous avons connu les tickets de rationnement, les hivers sans chauffage, les familles entassées dans des logements humides. Et malgré tout cela, nous avons reconstruit ce pays.
Et voilà maintenant qu’on nous explique qu’il faut “faire des efforts”.
Que nous devons “travailler plus longtemps”.
Que “le monde a changé”.
Oui, le monde a changé.
Mais c’est vous qui l’avez abîmé, avec vos chiffres, vos sondages, vos mots creux et vos promesses sans lendemain.
Je vous regarde, Monsieur le Président, dans vos discours bien peignés, et je ne vois plus la France.
Je vois une entreprise.
Un pays géré comme une start-up, où tout se vend, tout s’achète, même la dignité de ses anciens.
Savez-vous ce que ça fait, Monsieur, de devoir choisir entre se chauffer et manger ?
Savez-vous ce que ça fait de regarder la pharmacie en se disant : “Ce mois-ci, ce sera sans mes comprimés.” ?
Savez-vous ce que ça fait d’avoir travaillé toute une vie et de se sentir inutile, transparent, effacé ?
Vous parlez d’avenir, Monsieur.
Mais comment un peuple sans mémoire peut-il encore rêver ?
Comment construire demain quand on humilie ceux qui ont construit hier ?
Je ne vous demande pas des excuses.
Je n’en attends plus.
Je vous demande simplement un peu d’humanité.
Un mot, un geste, un regard vers ces vieux visages que vous ne voyez plus.
Parce que derrière chaque retraité, il y a un morceau de France.
Derrière chaque ride, il y a un souvenir de guerre, d’amour, de sueur.
Derrière chaque pension, il y a une vie de travail, de larmes, d’espoirs.
Nous ne sommes pas des statistiques.
Nous sommes la mémoire de ce pays.
Et tant qu’il nous restera un souffle, nous parlerons.
Parce qu’on ne peut pas enterrer la vérité sous des décrets.
Alors écoutez bien, Monsieur le Président :
Vous pourrez réduire nos pensions, augmenter nos impôts, fermer nos hôpitaux, mais jamais vous n’éteindrez ce que nous avons au fond du cœur :
l’amour de la France — la vraie, celle du peuple, celle qui se lève tôt et qui n’abandonne jamais.
Avec respect, mais sans illusion,
Un vieux Français qui refuse de se taire.
📣 Partagez massivement ce texte ! Ensemble, faisons entendre la voix de ceux qu’on veut faire taire.
George Perin