20/10/2026
Il serait bien difficile de continuer à partager ici nos assiettes, nos cocktails et nos petits moments de vie comme si de rien n’était.
Parce qu’évidemment, depuis quelques jours, nos pensées sont ailleurs.
Elles vont d’abord à nos confrères restaurateurs, commerçants et indépendants lillois qui ont vu leurs établissements pillés, dégradés, parfois saccagés.
Et parce que nous sommes nous-mêmes de l’autre côté du comptoir, nous savons ce que cela représente.
Les heures de travail qu’on ne compte plus, les sacrifices, les investissements financiers, l’énergie, les idées, les doutes, les nuits trop courtes… Tout ce qu’on met de soi dans un établissement. Tout ce qu’on construit, parfois pendant des années, et qui peut être balayé en quelques heures.
On aimerait pouvoir jouer les grands sages, les grands guerriers. Vous dire qu’on n’a pas peur, qu’on ne lâchera rien, que nos portes resteront ouvertes coûte que coûte.
Mais la vérité, c’est qu’on est comme beaucoup : inquiets, incertains, et avec énormément de questions sur les semaines à venir.
Sur les événements qui pourraient encore secouer notre ville, sur les décisions préfectorales auxquelles nous devrons évidemment nous adapter, sur les conséquences de tout cela pour nos commerces et, plus largement, pour nos centres-villes.
Parce qu’au-delà des dégâts matériels, il y a aussi une autre inquiétude : celle de voir nos rues se vider, les habitudes changer, les clients hésiter à venir.
Et cette période qui s’ouvre, celle qui nous mène jusqu’aux fêtes de fin d’année, est déjà si importante pour nous tous. Elle le sera sans doute encore davantage cette année.
Alors aujourd’hui, on a surtout envie de vous dire une chose : ne désertez pas nos centres-villes. ❤️
Continuez à venir boire un verre, partager un dîner, pousser la porte de vos boutiques préférées, acheter vos cadeaux chez vos commerçants, flâner dans nos rues.
Parce qu’une ville vivante, ce sont aussi ses terrasses, ses restaurants, ses vitrines éclairées, ses petits commerces et tous ces gens qui se lèvent chaque matin pour lui donner une âme.
Et parce que derrière chacune de ces enseignes, il y a des femmes, des hommes, des familles, des équip