18/02/2026
Ça y est.
Le Gorille cherche son repreneur. Ou plutôt son prochain propriétaire.
Il y a huit ans, j’ai créé ce lieu au cœur du centre-ville de Gap.
Je l’ai imaginé, construit, porté. Concert après concert. Soirée après soirée.
Avec des doutes parfois, mais toujours avec conviction.
Il est né d’une envie simple et forte : faire exister un lieu vivant, exigeant, ouvert, où la musique aurait pleinement sa place. Près de 80 concerts par an. Des artistes venus de toute la France — et même d’un peu plus loin.
Un public fidèle.
Une atmosphère que beaucoup reconnaissent, et qui dépasse largement les murs.
Je tiens à le dire clairement : le projet est viable. Il fonctionne. Le chiffre d’affaires est réel. La clientèle est là. Et le potentiel de développement est important pour celles et ceux qui auront l’énergie de l’amplifier.
Jusqu’à présent, le Gorille n’était ouvert que deux soirs par semaine. Idéalement, il pourrait vivre toute la semaine. Café du matin, brunch, espace pour déjeuner, se retrouver entre amis, tea time, lieu privatisable… Concerts bien sûr, mais aussi théâtre, rencontres littéraires, conférences...
Le Gorille est plein de possibilités.
Je vends aujourd’hui les murs et le fonds, non pas parce que le lieu s’essouffle, mais parce que vient le moment de transmettre.
Je donnerai priorité aux personnes porteuses d’un projet solide, responsable et habité. Et, je l’espère, à celles et ceux qui continueront à faire vivre la musique ici.
Je transmettrai toutes les informations nécessaires pour construire un projet pérenne.
Je souhaite que la suite soit à la hauteur de ce qui a été bâti.
Merci de ne pas me contacter via Facebook : je ne répondrai pas aux messages privés.
Une annonce complète est en ligne sur Leboncoin. Je vous invite à vous y rendre pour consulter les détails et me contacter par ce biais.
Je terminerai — ou plutôt j’ouvrirai la suite — par ces mots qui m’ont accompagné tout au long de cette aventure :
« À l’origine de tout changement, il existe toujours une tension entre le possible et l’impossible.
Si nous nous contentons de ne rêver que dans le carcan de l’actuel, nous ne trouvons pas de nouvelles solutions.
Il faut redistribuer les cartes, avec une part de folie, d’imaginaire et de rêverie — autant d’étincelles d’où pourra jaillir une société plus proche de celle que nous souhaitons. »
Le Gorille a été une de ces étincelles.
La suite reste à écrire.