20/03/2026
Qui peut douter un seul instant de l’attachement de Serge Blanco à Biarritz ?
Ville où il est arrivé à l’âge de deux ans formidablement élevé par une mère courage.
Nous sommes les hommes d’un seul club, sans qui nous n’aurions jamais eu la destinée personnelle et professionnelle que vous connaissez. Cette ville que nous aimons viscéralement, nous l’avons représentée d’abord avec le maillot rouge et blanc et ensuite avec un coq brodé sur notre cœur. Des sollicitations, lui et moi, nous en avons reçues en bon nombre, mais seule Biarritz nous faisait vibrer !
Une grande fierté que d’avoir nos deux « trombines » peintes sur une façade à Beaurivage ! Je l’interprète comme une reconnaissance de notre ville, nous qui avons sillonné le monde sans jamais oublier le Rocher de la Vierge !
Notre ami respectif Jean Pierre Rives a dit : « Le rugby c’est l’histoire d’un ballon avec des copains autour et quand il n’y a plus de ballon, il reste des copains ».
Notre amitié s’est construite sur le terrain d’Aguiléra dans l’effort, la loyauté, l’exigence et le respect. C’est dans ce cadre, loin des discours, dans la répétition des entraînements et la dureté des matchs que nous partageons les mêmes valeurs !
Une anecdote souvent racontée illustre parfaitement notre relation. Lors d’un match tendu, alors que Serge s’apprête à tenter une relance risquée depuis son camp, je lui glisse simplement :
« Fais-le si tu veux, mais laisse-nous d’abord gagner la mêlée d’avant. »
Le message n’est pas une interdiction, mais un pacte tacite : les avants assurent la base, les trois-quarts peuvent ensuite s’exprimer. Blanco relancera… et marquera quelques minutes plus t**d.
Tout est dit, auparavant coéquipiers, aujourd’hui amis, vous comprendrez bien qu’en bon pilier basque, je pousse la mêlée de « Mon équipe c’est Biarritz ! ». Le rôle d’un avant est de rester dans l’ombre, beaucoup d’entre vous croyiez que je serai sur les bancs de cette équipe, mais discrètement j’admire la motivation et l’énergie que serge met pour servir Biarritz. Il s’est entouré d’une équipe biberonnée dans cette cité impériale, aussi motivée que nous étions avant un match important !
Voici, ma modeste contribution pour que la ville de Biarritz retrouve une âme, une échelle humaine et rayonne dans le monde avec Serge comme ambassadeur !
Votez Serge, sa place est sur ce balcon!
En 1992, les larmes étaient de tristesse, en 2026, elles couleront de fierté!
Pascal ONDARTS