29/07/2026
Les Délices de Louise, c'est fini dans le parc du Château Laurens.
Trois saisons de bons et loyaux services. Des cafés, des glaces, des crêpes, des petits plats maison. Ouverts tous les jours, et là plus d'une fois quand le site avait besoin d'un coup de main.
On a demandé le renouvellement de notre autorisation en avril. On nous a dit d'attendre. On a attendu, et pendant ce temps on a commandé, on a préparé, on a organisé notre été comme les trois années d'avant.
Le 22 mai, la Ville a publié un appel à candidatures pour un salon de thé-glacier dans le parc, pour une ouverture prévue le 23 juin. Nous y avons répondu. Nous étions les seuls.
Le 1er juillet, la Ville a déclaré la procédure sans suite. Huit jours après la date à laquelle le lieu devait ouvrir. Le courrier donne deux raisons, et je le mets en commentaire pour que chacun le lise plutôt que de me croire : il n'y avait qu'une seule offre, et cette offre, la nôtre, a été jugée financièrement insuffisante.
Je ne conteste ni l'un ni l'autre. Nous avions proposé moins que ce qui était demandé, parce qu'à ce prix-là et dans ce format-là, nous ne savions pas tenir la saison. La Ville a estimé que ce n'était pas assez. C'était sa décision et je l'accepte. Une autorisation dans un parc public, c'est précaire, on ne nous devait rien, et je le savais.
Ce que je n'accepte pas, ce sont les dates. On pouvait me dire non en avril. J'aurais eu une saison devant moi pour faire autre chose. Le 1er juillet, il ne me restait plus rien à faire.
Et depuis, il ne s'est rien passé. Le courrier dit qu'aucune convention ne sera attribuée dans le cadre de cette procédure. Aucune autre n'a été lancée depuis, et l'annonce n'est plus en ligne.
La Ville a jugé que notre offre ne permettait pas une valorisation suffisante du domaine public. C'est écrit dans le courrier, et c'était son droit. Aujourd'hui, ce domaine public n'est valorisé par personne.
Alors cet été, dans le parc, il n'y a ni café, ni glace, ni crêpe, ni petit plat maison. Douze hectares en accès libre au mois d'août, et rien à boire.
Il y aura sûrement autre chose.
Merci à tous ceux qui sont passés, et surtout à ceux qui revenaient.
Le courrier de la Ville est en commentaire.