Le Petit Salon

Le Petit Salon Le succès du Salon des sans refuges (salondessansrefuge.ch) avait pour but de mettre sur pied une o Un bar est tenu jusqu'à 18h environ.

Lieu d’accueil, espace de travail ou table à manger, Le Petit Salon reçoit tout le monde dans un but d’échange et de rencontres, et ses activités varieront au fil des semaines. Vous pouvez nous rejoindre chaque mercredi pour un repas prix libre servi aux alentours de 13h. Suite au repas est donné un cours de conversation en français pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient en améliorer l

’usage dans les situations quotidiennes. Et celles et ceux à qui ça ne pose pas problème peuvent aller consulter notre micro-librairie de micro-éditions ainsi que notre espace d'art pour dénicher la perle rare. Diverses activités s’ajouteront à ce programme de façon permanente ou ponctuelle : on vous dira tout ici et si tu as des idées et/ou des bras qui ont envie de s’occuper, viens en parler !

18/11/2021

Hé oui, ça caille !!!

Et quand automne rime pour beaucoup avec stands de vin chaud et plaid sur le canapé, pour certain.e.s ça veut dire continuer à passer la journée, voir la nuit, dehors sans même le minimum d’équipement ou d’habits chauds. Alors comme l’année passée, on organise une collecte qui sera distribuée essentiellement dans le cadre de la Maraude à Lausanne.
Évidemment, on est bien conscients que ça ne résoudra pas les problèmes systémiques à la base de cette situation scandaleuse. Mais si faire les fonds de placards permet à d’autres d’avoir un peu moins froid, ben c’est déjà ça de pris…Du coup, on cherche essentiellement des habits pour hommes qui soient en bon état, plutôt « tous terrains », chauds et déjà lavés.

Précisément :
- des chaussures
- des pantalons
- des T-shirts
- des chaussettes chaudes
- des vestes d’hiver
- des gros pull d’hiver
- des bonnets, écharpes, gants
- des sacs de couchage, matelas de camping et couvertures.

Et après c’est tout simple. Tu peux passer à n’importe quel moment entre le 15 et le 30 novembre. On a mis une caisse verte à côté de la porte dans la cour de la Néo-Martine (rue des côtes-de Montbenon 15, derrière le portail en bois). Il y a un cadenas à la caisse. Il faut juste envoyer un Sms/Whatsapp/Signal à ce numéro un peu à l’avance pour avoir le code : 078 216 66 57. Et voilà !
Merci juste de bien refermer le cadenas derrière toi.
Et évidemment s’il y a du monde, passe dire bonjour et boire un thé ou un café !

! MERCI DE FAIRE TOURNER L’INFORMATION!

Oh un appel mystérieux lancé sur les réseaux...ca fait écho a ce que tente de faire la Néo Martine depuis des années, fa...
16/09/2021

Oh un appel mystérieux lancé sur les réseaux...ca fait écho a ce que tente de faire la Néo Martine depuis des années, faire vivre les brèches de la ville en les remplissant d'amour, de solidarité, de joie, d'absurde, de rencontre, de mixité...un lieu qui veut vivre en dehors des relations marchandes et qui se veut ouvert à touxstes...un petit laboratoire humain au milieu d'un quartier régit uniquement par le grand capital...et si la ville n'était que ça? Et si on pouvait l'imaginer autrement qu'organisée autour de l'occupation salariale et marchande? Et si on imaginait une ville qui déborde de bouffe pop, d'atelier DIY, d'arbres fruitiers qui font dégouliner leurs fruits directement dans les casseroles de confiture, d'instruments et de jeux en libre service, d'espace moelleux de sieste, de brasero sous les étoiles, de pistes cyclables à 4 voies, de fresques colorées recouvrant les pub, les vitrines marchandes, les corps sculptés des fitness...et tant d'autres choses, autant de choses possible que de personnes de cette ville...
Allez viens, tu reprendras bien un petit peu de vi(ll)e!

Reprenons La Ville : explication du mystérieux appel au soulèvement urbain paru récemment sur les réseaux sociaux.

10/05/2021
28/09/2020

Salut,
Ca y’est, le froid est là et, avec lui, son lot d’inégalité et la précarité qui saute encore plus à la figure que d’habitude.
Alors on a besoin d’un petit élan de solidarité pour des personnes qui n’ont pas de quoi passer l’hiver sous une couette chaude, dans un intérieur cosy.

On recherche:
- Chaussures hommes (ou disons moyenne-grande taille et sans talon)
- Chaussettes chaudes
- Vestes chaudes et gros pull d’hiver (style masculin)
- Bonnets, écharpes, gants
- Sac de couchage et couvertures

Pour récolter tout ça, on assurera une permanence cette semaine (du 29 au 2 oct) à l’espace St-Martin, côte-de-Montbenon 15 (flon, à côté de la Datcha).

Horaires
Mardi de 11h à 19h
Mercredi de 12h à 19h
Jeudi de 12h à 20h
Vendredi de 12h à 20h

Passe n'importe quand durant la semaine, même si c'est pour amener une seule paire de chaussette. On t'attendra avec un thé ou un café chaud ☕️

Et si tu peux pas passer dans ces horaires là, tu peux toujours déposer au fond de la cour ou dans la boîte à lait et on récupérera au plus vite.

MERCI DE FAIRE TOURNER L’INFORMATION !!!

18/07/2020

Salut les ami.e.x.s! Est-ce que quelqu'un.e.x connaît quelqu'un.e.x qui connaît quelqu'un.e.x qui fait le trajet Paris-Lausanne en voiture entre lundi et mardi matin et qui serait d'accord de ramener une super sono pour st-martin?

L'article de Bruno Latour : http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-03-20.pdfLe questionnaire...
27/04/2020

L'article de Bruno Latour :http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-03-20.pdf

Le questionnaire de Bruno Latour en français :http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-QUESTIONS.pdf

Bruno Latour's questionnary in English :http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-ENGLISH.pdf

Vidéo de "Et tout le monde s'en fout" : https://www.youtube.com/watch?v=5zCQxJ20E2U&feature=youtu.be

par les milles pattes de l’Ours.e Martin.e
07/04/2020

par les milles pattes de l’Ours.e Martin.e

Un tremblement d’air... Un murmure qui nous vient de loin, comme une rumeur. C’est souvent ainsi que commence la peur; u...
02/04/2020

Un tremblement d’air...

Un murmure qui nous vient de loin, comme une rumeur.

C’est souvent ainsi que commence la peur; un froissement de réalité imperceptible.

Autre chose a commencé. Autre chose dans lequel on n’est pas encore. Dans lequel on ne veut pas être. On n’est pas encore prêt·e, on ne le sera jamais. C’est certainement pour cela, qu’au fur et à mesure que l’image se rapproche, s’affine, que les contours se distinguent, on décide de détourner le regard, on s’accroche à d’autres réalités subjectives.

Alors vient l’odeur. Elle s’est échappée de la fissure temporelle comme de la tourbe se glisse à travers les brisures de la glace enfoncée. Elle nous parvient à contre-temps, malgré nous, comme pour annoncer l’orage, alors même que notre regard est encore posé sur le futile, l’indolore, l’aseptisé, sur le vide auquel on s’accroche pour ne pas basculer dans l’inconnu creusé dans le mur de notre propre chambre à coucher.

D’où naissent ces nuits sans sommeil? Quel est ce rythme étiré ne laissant aucune place, pas même celui de frémir?

Des rassemblements sans corps, des voix digitales, des images sans odeurs, des caresses sans toucher. Le monde s’est aplati.

L’agenda s’effiloche. Le décor carton-pâte tombe sans toucher le sol, dérobé dans la nuit. On coule à pic, sans bruit, dans une temporalité sans cadre. On tourne en rond sur des questions trop grandes pour soi, les pensées en morceaux éparpillées au vent.

Tout se passe si vite que le temps s’allonge à l’infini.

Sommes-nous réellement en train de vivre cela?

Des cris sans voix, des douleurs sans mouvement. Un drame invisible.

Pour la plupart. Pour la plupart seulement.

Des échos nous parviennent de la menace. Une menace qui réalise l’impensable; figer le monde. On pense un instant que ce suspens nous est peut-être salutaire, qu’il est le moment tant attendu; le point d’équilibre et de rassemblement convoqué depuis que le justice a perdu le bandeau sur son visage. Mais l’épée de Damoclès n’est pas le sabre de la justice. Elle frappe les blessures ouvertes. Elle pointe l’injustice sanglante sans la dénoncer.

Non, nous ne sommes pas égaux·ales, sous ses coups.

Par contre, personne n’échappe au contraste que fait planer son ombre. Impossible de cacher sa propre réalité du monde, lorsque sa pointe vacille au-dessus de nos têtes. Ainsi, les masques tombent comme des feuilles mortes, à l’automne d’un cycle que l’on sentait devoir s’achever.

L’assourdissante vérité apparaît enfin; le monde dévoile son incommensurable fragilité.

Et c’est paradoxalement peut-être là, la seule note d’espoir.

On découvre, à travers les fissures d'un socle de certitudes qui se craquelle de partout, un espace pour la bienveillance que l’on porte à l’irrationnel de chacun·e. On se surprend à se sentir moins déboussolé·e, moins seul·e, de reconnaître, chez notre voisin·e, nos peurs les plus enfouies.
Face à l'implosion douce d'un système qui se présentait comme impérissable, nos propres fragilités ne frottent plus le cadre. Pour la première fois, la fissure fait partie du tableau. Elle en est même l'élément principal.

Surgit alors, en cascade, un droit à l'émotion, à l'empathie, à la rage, la colère, l'amour, la tristesse, l'incompréhension... toute cette intensité de vie seyant si mal à la logique de rendement à laquelle nous avons été éduqué·e sans ménagement.

L’aseptisation collective imposée par les dynamiques d’efficacité forcées se révèle au grand jour. Avec fracas, le vide intérieur se déverse dans les rues comme un flot de violences cachées.

On s’agrippe, malgré tout, au monde figé, celui qui nous condamne, car c’est le seul que l’on connaisse, car notre peur évidente nous souffle que l’après sera pire encore, peut-être. Mais le mouvement de l’âme suit les remous des corps vomissant leur vacuité sur les trottoirs, jusqu’à inonder les villes immobiles de leur néant inodore. Des vagues se creusent, au fond des entrailles. Des évidences surgissent, au sommet de l’onde noire, au milieu de l’inconscient collectif, avant d’être englouties... pour apparaître à nouveau, sous d’autres visages... noyées, à leur tour, par la vague suivante de la mémoire ancestrale.

S’inscrit alors, en nous, le mouvement de l’onde, le rythme des cycles dont on croyait s’être définitivement affranchi·e.

La ronde des astres se rappelle à notre souvenir. On entre en phase avec les marées. Océans, mers, lacs et lune nous semblent alors plus proches que certain·e·s de nos semblables encore accroché·e·s à la courbe plongeante des valeurs de leurs propriétés fictives.

On tourne, on vacille. La fièvre se pose sur nos fronts. Les mains se tendent vers l’intangible.

La nausée nous ouvre grand les portes du rythme en boucle, là où s’avachi le présent élargi, là où le futur incertain se fond avec le passé lointain.

Se cristallisent, alors, au centre de cette farandole dissonante, les évidences d’une temporalité sans nom:

Quand sommes-nous sorti·e·s de la ronde?

À quel moment avons-nous oublié?

Qu’avons-nous figé dans le béton?

Pourquoi nous être extrait·e·s de ce à quoi nous appartenons et comment avons-nous pu avoir l’arrogance de penser que nous le possédions?

La sombre réalité de notre prolongement vivant apparaît: La lente agonie des algues, la suffocation des plus faibles, le cri étouffé des veaux que l’on égorge à la chaîne... l’asphyxie du tissu vivant dans lequel on s’inscrit nous brûle les poumons

D’abord si lointain, le tremblement d’air a vêtu ses apparats d’ouragan fantôme. Il est déjà là alors qu’on ne l’attendait plus. Sa présence invisible déchire le quotidien. Nous le sentons s’étirer dans l’obscurité abyssale de notre mémoire collective. Il est là, à engloutir l’espace de nos rêves de changements doux.

Arrivé aux confins de tout ce qui nous relie, il poignarde la conscience endormie.

Elle hurle une plainte dans la même tonalité que le cri agonisant du monde, malade, on le sent enfin dans notre chaire, de ne plus respirer au rythme des saisons.

----------

L'Ours·e Martin·e

25/03/2020

C'est mercredi! Pas de Petit Salon aujourd'hui mais ce n'est pas parce qu'on ne peut pas se faire des gros câlins comme on aime, partager nos pensées en face à face, nos rires, nos rêves ou simplement notre repas, qu'on ne peut pas partager un peu de nos réflexion du moment...

Newsletter Sainte-Martinienne

Du fond de ma grotte, je regarde le monde et je me dis que j’ai de la chance, d’en avoir une, de grotte, et plutôt confortable, même. Je pense aux personnes qui sont dehors et j’espère qu’elles trouvent des solutions qui ne mettent pas leur santé en danger. Je pense aux personnes bloquées sur les routes de l’exil, pour qui les frontières se sont fermées immédiatement, les laissant sans espoir, et je me dis que si j’étais bloquée dans un autre pays que celui où je vis j’aurais la chance que le gouvernement me rapatrie et peut-être même que mon assurance voyage paye mes frais. J’ai aussi la chance de ne pas être confrontée à une décision d’expulsion contre laquelle je ne peux pas me défendre, ni de me trouver dans un camp pour réfugiées où la situation est intenable et les conditions sanitaires difficiles à maintenir, ou dans une maison de sans papiers avec encore moins de ressources que d’habitude. Avoir une belle grotte que pour moi me semble un grand confort. En plus, je me dis que je n’y suis pas enfermée avec un conjoint ou parent violent. Et puis je n’ai pas encore perdu complètement mes sources de revenu, tout comme je ne dois pas manipuler à longueur de journée des lettres touchées par tout le monde, des objets à une caisse de supermarché et je ne suis pas non plus forcée d’aller tous les jours sur un chantier. C’est un soulagement. J’ai, en plus, une famille autour de moi qui me soutient et des outils et des moyens pour rester en contact et m’assurer qu’iels vont bien. Ça me sort de l’angoisse.
Tu l’auras compris, je te parle de mes privilèges. Et quand je pense à ces privilèges, je pense en miroir à toutes celles qui ne les ont pas. Je pense aux démunies et laissées pour compte, qui le sont plus que jamais, et me demander comment, chacun·e à notre échelle, on peut aider. Reconnaître leur existence et visibiliser les situations extrêmement difficiles exacerbées par la crise me paraît essentiel.
Durant cette période de confinement, nous allons toutes passer par un tas d’émotions et traverser des fragilités, des peurs, des vulnérabilités. Nous cherchons comment faire. Je me dis, moi, petite ourse dans ma grotte, qu’on peut profiter de ce moment pour décélérer de ce monde capitaliste et, en même temps, accélérer nos questionnements pour en faire le début d’une réflexion sur les façons dont nous participons encore de ce système, sans le vouloir et parfois sans le savoir consciemment. Nous pouvons réfléchir aux façons de poser les bases d’un pendant solidaire et d’un après différent. Et cet après différent, c’est avec toi, et toi, et vous toutes, que j’ai envie de le penser et le construire.
Profitons de ce moment pour laisser exploser nos créativités dans nos façons de nous unir les unes aux autres et refuser catégoriquement une capitalisation de nos souffrances.

Les Saintes-Martinienne

18/03/2020

Cette semaine pas de programme et pas de petit salon.
Comme vous tous.tes, on est un peu dépassé.es par le rythme des annonces, des restrictions. Comme beaucoup, on tente de ne pas seulement suivre ce rythme et de nous connecter à la nécessité de prendre soin de nous et de celleux qu’on aime pour ne mettre personne en danger.
Toutes et tous désoeuvrées de ne plus pouvoir nous retrouver, nous toucher, prendre soin des un.es et des autres comme on a toujours voulu le faire ces mercredi et chaque fois qu’on se retrouvait ici.
On s’écrit, on s’appelle, on rend visite à celleux dans le besoin et on crève d’être si loin les unes des autres. Même si on sait pourquoi on le fait.
On était pas prête et on cherche la force en nous pour traverser ces moments si complexes et décalant. On se rend plus que jamais attentives aux besoins de chacun.es.
Mais on ne veux pas oublier ce que sont nos luttes profondes.
Pour le vivant, pour sa diversité, pour sa pluralité. Pour toutes celles et ceux qui sont stigmatisées et attaquées en raison de leur genre, de leur orientation sexuelle, de leurs choix, de leur classe sociale, de leur apparence ou de leur provenance. De tout ce qui les définit en dehors de leur propres libertés et les empêchent d’être simplement tel.les qu’ielles sont ou veulent devenir.
Pour les travailleu.ses précaires qui vont subir en premier les effets économiques et sanitaires liées à cette crise. Pour les mal logé.es, pour celles et ceux qui qui sont dehors ou vivent dans des conditions inhumaines. Pour celles et ceux qui se retrouvent bloqués aux frontières, loin des leurs, sans ressources, et vont devoir survivre à une situation qui était déjà horrible et ne va faire qu’empirer alors que les réseaux de solidarités ne seront plus actif. Pour toutes les personnes qui abordent ce moment dans une précarité telle qu’elles seront, comme d’habitude, celles pour qui ce sera le plus dur.
Cette décélération imposée et nécessaire est l’occasion de prendre un recul salvateur pour ne plus jamais fuir ces questions, et ne plus invisibiliser ces parcours et ces personnes. Pour guérir de nos hâtes, de notre participation individuelle à une société qui génère tant d’inégalités, et tant d’indifférence à celles et ceux qui en sont les premières victimes.
Au delà de nos angoisses, nous pouvons saisir l’opportunité de prendre ce temps pour questionner encore et encore notre participation plus ou moins consciente et active à cette fuite en avant.
Un temps pour nous retrouver en nous, au delà de l’inquiétude, afin de construire d’autres modèles, d’autres rapport à nous et aux autres, puisque nous sommes si nombreux.ses a sentir et à savoir que cet effondrement en annonce d’autres.
Avec amour, et une infinie bienveillance. En vous souhaitant force et courage. Pour vous dire aussi que c’est ok, et même beau de se connecter à nos fragilités, d’avoir l’audace et la confiance de les assumer car ce sont d’elles que nous allons grandir.
Et on sera là pour construire ensemble autrement dès que l’on pourra à nouveau se réunir.
Les Saintes-Martiniennes

03/03/2020

Demain c'est mercredi et c'est riz gras à 13h

19/02/2020

Coooool c'est mercredi! On va bien manger à 13h et boire pleins de café et dessiner à 15h, lire des BDs, des journaux, glandouiller...parfait pour un mercredi pluvieux:)

Adresse

Rue Des Côtes De Montbenon 15
Lausanne
1003

Öffnungszeiten

12:00 - 22:00

Webseite

Benachrichtigungen

Lassen Sie sich von uns eine E-Mail senden und seien Sie der erste der Neuigkeiten und Aktionen von Le Petit Salon erfährt. Ihre E-Mail-Adresse wird nicht für andere Zwecke verwendet und Sie können sich jederzeit abmelden.

Service Kontaktieren

Nachricht an Le Petit Salon senden:

Teilen