17/11/2025
HB à https://www.youtube.com/watch?v=bCp6N7xjH-A&list=RDbCp6N7xjH-A&start_radio=1
30 ans.
Si je ne peux guère prétendre l'avoir découvert lors de sa sortie (1 jour avant mes 5 ans), Dissection et son Storm of the Light's Bane me laissent beaucoup de nostalgie et de souvenirs dans ma découverte du metal et d'un autre temps pas si lointain.
Lors des vendanges 2004, je découvris le groupe sur un pull d'un metalhead, le logo étant pratiquement lisible, mémorisable et l'imagerie de toute fascination. Il faudra encore attendre quelques temps et une bonne connexion internet (de chez un ami) - on ne connaissait pas les antennes 5G ni imaginait le wifi gratuit - pour tenter de télécharger quelques titres depuis leur myspace, un des grands-parents des réseaux sociaux.
L'écoute était plutôt inégale entre le titre de l'album Reinkaos (plutôt dispensable) une chanson de l'album en titre ou encore une captivante vidéo de where dead angels lie. Rappelons que sur myspace, il n'y avait qu'un ou deux titres disponibles. Dans tous les cas, c'était bien plus brutal, avec production plus crue que mes COB et Dimmu Borgir de référence qui convenaient davantage à mes oreilles pas encore très formées au style de Dissection. Il faut dire qu'à cette époque, je croyais encore que Cannibal Co**se était un groupe humoristique plutôt que de sérieux musiciens.
Finalement, il a fallu attendre les années 2010 et ma vingtaine pour redécouvrir le groupe et approfondir les écoutes de cet album si équilibré et maîtrisé malgré le foisonnement de mélodies et parfois de cassures rythmiques (toujours aussi efficace sur Retribution - SotLB qui est la paroxysme de l'album pour moi) ainsi que des blasts bien acérés.
Il faut souligner que les combinaisons entre batterie, guitares rythmiques et mélodiques et cris mi-écorchés et mi-d'outre-tombes bien réverbérées ainsi que l'alternance entre les séquence brutales, proches du défouloir et les constructions mélodiques font clairement mouche. Par conséquent, on peut plus qu'apprécier cet équilibre et une maturité qui imposent le respect.
Si la pièce a évidemment très bien veilli, avec le recul, je me dis qu'elle a du être un véritable aboutissement lors de sa sortie mêlant si habilement les codes du death et du black, genre encore tout jeunes. Bref, même si je ne l'écoute pas tous les jours, il est de mise de ressortir cet album si académique pour des gars de 20 ans en 1995.
Je ne parle ici que d'un ressenti personnel, d'un petit sentiment du temps qui passe sans en faire une chronique très analytique ou historique et mets de côté l’extrémisme (con)damné du ou des personnages.
Finissant ce message, je vais ressortir son grand frère The Somberlain pour vérifier si garde toujours ma préférence pour ce dernier qui a un côté plus "entêtant".
Dissection - Storm of the Light's Bane ℗ Black Horizon MusicReleased on: 1995-03-30