19/08/2026
Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien 😉
Toujours en vacances pour certains et pour d’autres reprises du travail…
Je voulais vous faire partager un nouveau chapitre sur l’hôtel du splendide et j’espère que vous avez profité des autres chapitres auparavant…
•chronique de l’hôtel du splendide•
•Parlons chiffres•
CHAPITRE — COMBIEN VAUT L’EFFET SPLENDID ?
Mesurer ce que la renaissance d’un hôtel pourrait réellement apporter à Châtel-Guyon
Après avoir imaginé le cercle vertueux, une question devient incontournable :
combien pourrait réellement valoir l’effet Splendid pour le territoire ?
Il ne s’agit pas ici de promettre un chiffre magique.
Il s’agit de comprendre une mécanique économique.
Un hôtel crée une activité directe.
Mais surtout, il génère des flux qui se diffusent autour de lui.
Pour mesurer cet effet, il faut donc regarder au-delà du chiffre d’affaires de l’établissement.
1. Premier indicateur : les nuitées
Prenons un exemple volontairement prudent.
Imaginons un établissement de 50 chambres.
Avec une occupation moyenne de :
40 % → environ 7 300 nuitées par an
50 % → environ 9 125 nuitées
60 % → environ 10 950 nuitées
Ces chiffres permettent déjà de mesurer l’ordre de grandeur du flux touristique qu’une renaissance pourrait générer.
Et ce ne sont pas seulement des chambres occupées.
Ce sont des personnes présentes dans la ville.
2. La dépense du visiteur
Un client d’hôtel ne dépense pas uniquement pour sa chambre.
Il peut également consacrer une partie de son budget à :
• la restauration ;
• les cafés et bars ;
• les commerces ;
• les loisirs ;
• les activités touristiques ;
• les transports ;
• les événements ;
• les achats locaux.
Imaginons, à titre d’hypothèse, une dépense extérieure moyenne de 50 € par nuitée.
Avec 7 300 nuitées :
7 300 × 50 € = 365 000 €
Avec 9 125 nuitées :
9 125 × 50 € = 456 250 €
Avec 10 950 nuitées :
10 950 × 50 € = 547 500 €
Cette somme ne correspond pas au chiffre d’affaires de l’hôtel.
Elle représente une estimation de dépenses supplémentaires susceptibles d’être captées par l’économie locale autour de l’hôtel.
3. Et ce n’est que le premier niveau
Le véritable intérêt économique apparaît lorsque cette dépense circule.
Un visiteur dépense chez un restaurateur.
Le restaurateur achète à un fournisseur.
Le fournisseur travaille avec des producteurs ou des entreprises.
Un commerçant réalise davantage de chiffre d’affaires et peut investir.
Un événement fait travailler plusieurs prestataires.
La dépense initiale peut donc produire plusieurs effets successifs.
C’est l’effet multiplicateur.
Il faut cependant rester prudent : toutes les dépenses ne restent pas localement et il serait excessif de multiplier mécaniquement chaque euro.
4. Trois scénarios pour mesurer l’effet
Pour donner une vision réaliste, imaginons trois niveaux de fonctionnement.
SCÉNARIO PRUDENT
40 % d’occupation
≈ 7 300 nuitées
Dépenses extérieures hypothétiques :
≈ 365 000 € / an
SCÉNARIO CENTRAL
50 % d’occupation
≈ 9 125 nuitées
Dépenses extérieures hypothétiques :
≈ 456 000 € / an
SCÉNARIO DYNAMIQUE
60 % d’occupation
≈ 10 950 nuitées
Dépenses extérieures hypothétiques :
≈ 548 000 € / an
Ces montants constituent uniquement une base de réflexion.
Le véritable résultat dépendrait du positionnement de l’hôtel, de son nombre de chambres, de sa durée d’ouverture, de son taux d’occupation, du profil de clientèle et surtout de la capacité du territoire à capter les dépenses.
5. L’effet sur l’emploi
La valeur du Splendid ne se mesurerait pas uniquement en euros.
Elle se mesurerait aussi en emplois.
Un établissement hôtelier de qualité mobilise :
hébergement + réception + restauration + cuisine + entretien + maintenance + administration + animation + événementiel.
À cela s’ajoutent les emplois indirects.
Il serait donc raisonnable de considérer la création d’emplois comme l’un des indicateurs majeurs du projet.
Un emploi hôtelier peut faire travailler d’autres entreprises.
L’effet Splendid est donc aussi un effet emploi.
6. L’effet sur les commerces
Imaginons maintenant que seulement une partie des visiteurs quitte l’hôtel pour consommer en ville.
Un café.
Un restaurant.
Une boutique.
Une activité.
Une visite.
Une soirée.
Même une dépense moyenne relativement modeste prend de l’importance lorsqu’elle est répétée plusieurs milliers de fois.
Quelques dizaines d’euros multipliées par plusieurs milliers de visiteurs peuvent représenter plusieurs centaines de milliers d’euros de consommation supplémentaire.
C’est là que l’effet locomotive devient concret.
7. L’effet sur l’investissement
Il existe encore un effet plus difficile à chiffrer.
La confiance.
Un hôtel emblématique rénové peut envoyer un signal :
> **« Ici, il se passe quelque chose. »**
Ce signal peut encourager d’autres acteurs à investir.
Un commerçant rénove sa boutique.
Un restaurateur améliore son établissement.
Un propriétaire réhabilite un immeuble.
Un investisseur regarde différemment le marché local.
Un entrepreneur envisage une implantation.
La valeur économique créée ne se limite donc pas aux dépenses touristiques.
Elle peut également se traduire par de nouveaux investissements privés.
8. L’effet sur l’image
Combien vaut une destination qui retrouve une image forte ?
C’est difficile à comptabiliser.
Mais c’est essentiel.
Un Splendid restauré pourrait devenir :
une image touristique,
un repère patrimonial,
une adresse reconnue,
un lieu d’événements,
un symbole de renaissance.
Les photographies, les réseaux sociaux, la presse, les guides touristiques et le bouche-à-oreille peuvent ensuite amplifier cette visibilité.
L’image devient à son tour un générateur de fréquentation.
9. Une première estimation globale
Sans connaître encore le projet hôtelier définitif, il serait prématuré d’annoncer une retombée économique précise.
Mais notre scénario permet déjà de poser un ordre de grandeur.
Avec 50 chambres, une occupation moyenne de 50 % représenterait environ :
9 125 nuitées annuelles
À raison de 50 € de dépenses extérieures hypothétiques par nuitée :
≈ 456 000 € de consommation locale potentielle par an
Et cela en dehors du chiffre d’affaires propre de l’hôtel.
À cette première enveloppe pourraient s’ajouter :
• les emplois directs ;
• les emplois indirects ;
• les événements ;
• les dépenses des accompagnants ;
• les investissements privés déclenchés ;
• les retombées fiscales et économiques ;
• l’effet d’image ;
• la fidélisation de nouveaux visiteurs.
10. Le véritable prix de l’inaction
Il faut alors inverser la question.
On demande souvent :
« Combien coûterait la renaissance du Splendid ? »
Mais il faudrait également demander :
« Combien coûte à Châtel-Guyon le fait de laisser dormir un tel potentiel ? »
Des chambres qui ne sont pas exploitées.
Des visiteurs qui ne viennent pas.
Des repas qui ne sont pas consommés.
Des événements qui ne sont pas organisés.
Des emplois qui ne sont pas créés.
Des investissements qui ne se déclenchent pas.
Une image patrimoniale qui reste en sommeil.
L’inaction possède elle aussi un coût économique.
11. La vraie valeur de l’effet Splendid
Finalement, la valeur du Splendid ne se trouve pas dans un seul chiffre.
Elle se trouve dans l’addition de plusieurs effets :
VALEUR DIRECTE
Activité hôtelière et restauration.
VALEUR TOURISTIQUE
Nuitées et visiteurs supplémentaires.
VALEUR LOCALE
Consommation dans les commerces et restaurants.
VALEUR SOCIALE
Emplois directs et indirects.
VALEUR PATRIMONIALE
Sauvegarde et mise en valeur d’un bâtiment emblématique.
VALEUR D’IMAGE
Renforcement de l’attractivité de Châtel-Guyon.
VALEUR D’INVESTISSEMENT
Capacité à déclencher d’autres projets.
UNE CONCLUSION QUI CHANGE LA QUESTION
Au départ, nous parlions de la renaissance possible d’un hôtel.
Nous arrivons désormais à une autre réflexion.
Le Splendid pourrait être considéré comme un actif territorial.
Sa valeur ne serait donc pas seulement celle de ses murs, de ses chambres ou de son futur chiffre d’affaires.
Sa véritable valeur pourrait être sa capacité à faire circuler des visiteurs, de l’argent, des emplois, des idées et de la confiance dans tout son environnement.
C’est peut-être cela, finalement, l’effet Splendid.
Un bâtiment dormant possède une valeur.
Mais un bâtiment vivant peut créer de la valeur autour de lui.
Et si la véritable richesse du Splendid n’était pas ce qu’il pourrait rapporter à lui-même…
mais ce qu’il pourrait faire gagner à toute une ville et à un département ?
ÉPILOGUE — ET SI LE SPLENDID RENAISSAIT ?
Chronique d’une renaissance possible
Au fil de cette chronique, nous avons parlé d’histoire.
D’architecture.
De thermalisme.
D’économie.
De tourisme.
D’emplois.
De commerces.
D’image.
Mais derrière tous ces mots, il reste une réalité beaucoup plus simple :
le Splendid est toujours là.
Il traverse les années.
Il porte encore dans ses murs la mémoire d’une époque où Châtel-Guyon accueillait curistes, voyageurs, familles et visiteurs venus profiter de la station.
Il est aujourd’hui silencieux.
Mais silencieux ne signifie pas condamné.
Un bâtiment peut dormir sans avoir disparu
Les villes changent.
Les habitudes évoluent.
Les destinations se transforment.
Ce qui semblait impossible hier peut parfois devenir envisageable demain.
La renaissance du Splendid ne serait évidemment pas une opération simple.
Elle demanderait des investissements, une vision, des partenaires, un projet économique solide et une volonté collective.
Mais l’histoire des villes montre une chose :
les lieux qui semblaient perdus peuvent parfois retrouver une nouvelle vie lorsqu’une génération décide de leur donner un avenir.
Et si l’on changeait de regard ?
Ne plus voir le Splendid comme :
un ancien hôtel fermé.
Mais comme :
un potentiel hôtel de destination.
Ne plus voir ses façades comme les témoins d’un passé révolu.
Mais comme le patrimoine sur lequel construire une nouvelle histoire.
Ne plus voir sa situation au cœur du parc comme une contrainte.
Mais comme un emplacement exceptionnel.
Ne plus voir son sommeil comme une fatalité.
Mais comme une renaissance encore possible.
Une renaissance ne signifie pas revenir en arrière
Il ne s’agirait pas de recréer artificiellement le Châtel-Guyon d’autrefois.
Il s’agirait de faire quelque chose de plus ambitieux :
conserver l’âme du Splendid tout en lui donnant une fonction pour le XXIᵉ siècle.
Un lieu élégant.
Vivant.
Ouvert.
Connecté à son environnement.
Un lieu où le patrimoine rencontrerait le bien-être, la gastronomie, la culture, l’événementiel et le tourisme.
Un Splendid fidèle à son histoire, mais tourné vers l’avenir.
Et si le premier client était déjà quelque part ?
Peut-être un curiste.
Peut-être un couple venu découvrir l’Auvergne.
Peut-être une famille.
Peut-être un musicien venu jouer dans le parc.
Peut-être un entrepreneur venu pour un séminaire.
Peut-être simplement un habitant de Châtel-Guyon qui pousserait un jour à nouveau ses portes.
Et cette image mérite d’être imaginée :
les portes du Splendid qui s’ouvrent.
La lumière qui revient dans le hall.
Une terrasse qui retrouve ses tables.
Des voix dans les salons.
Des voyageurs qui arrivent.
Le parc thermal qui s’anime autour de lui.
Et Châtel-Guyon qui retrouve, avec ce bâtiment, une partie de son identité.
La vraie question
Après toutes ces pages, une question demeure.
Elle n’est pas :
« Est-ce que le Splendid a encore une histoire ? »
Il en a une.
Elle n’est pas non plus :
« Est-ce que le Splendid a encore une valeur ? »
Il en a une.
La véritable question est :
« Sommes-nous capables de lui écrire un nouveau chapitre ? »
Car un patrimoine qui reste figé devient progressivement un souvenir.
Un patrimoine qui retrouve une fonction devient un avenir.
LE SPLENDID — CHRONIQUE D’UNE RENAISSANCE POSSIBLE
Peut-être que cette chronique ne raconte pas la renaissance d’un hôtel.
Pas encore.
Elle raconte quelque chose de plus fragile :
une possibilité.
La possibilité qu’un jour, quelqu’un regarde ce bâtiment autrement.
Qu’un investisseur y voie un projet.
Qu’un entrepreneur y voie une aventure.
Qu’une collectivité y voie un levier.
Qu’un habitant y voie une fierté retrouvée.
Et qu’ensemble, ces regards finissent par produire une réalité.
Alors, imaginons simplement…
Un matin.
Les portes du Splendid s’ouvrent.
Les premiers visiteurs entrent.
Le parc thermal s’anime.
Les commerces accueillent de nouveaux clients.
Les restaurants remplissent leurs terrasses.
La musique résonne.
Les lumières s’allument à la tombée du jour.
Et sur la façade restaurée, le nom réapparaît.
SPLENDID.
Comme autrefois.
Mais cette fois…
pour demain.
FIN
Un bâtiment peut appartenir au passé.
Mais son avenir appartient toujours à ceux qui décident de le regarder autrement.
Le Splendid — Chronique d’une renaissance possible.
Un grand merci à tous de m’avoir suivi pour cette chronique tellement passionnante et instructive et maintenant croisons les doigts 🤞
Mais la vraie question est surtout sur la rentabilité !!!
Ce que je peux vous dire sans dévoiler certaines informations, les choses avancent 😄
Et vous pouvez l’imaginer il y a beaucoup, beaucoup d’éléments qui doivent rester confidentiel…
Informations: les calculs ci-dessus ne reflètent pas la réalité et les prévisions bien évidemment…
Passer une très belle soirée 😉😄😘
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